‹ L'Afrique nouvelle;Chapitre 36 sur 187 · LA LEGISLATION ET LES BIENS SANS MAITRES III · texte numérisé non relu

LA LEGISLATION ET LES BIENS SANS MAITRES III

et que les colons doivent les acheter de lui (I).

Dans les milieux politiques où nous vivons, l'attribution des biens vacants à l'État n'a pas à la vérité l'importance. qu'elle présente dans les territoires coloniaux et se réduit le plus souvent à une mainmise autorisée sur des biens en déshérence. Mais il convient d'observer d'autre part que dans les territoires coloniaux où l'ordre et la paix sont plus exposés à être comi)romis, où le bon aménagement des terres s'impose comme une nécessité vitale et où les ressources publiques sont peu nombreuses en face d'immenses besoins à satisfaire, l'attribution des biens vacants à l'État se trouve justifiée par des raisons i^articulièrement décisives.

Cette attribution ne revêt d'ailleurs aucunement le caractère inique qu'elle prenait souvent autrefois par l'application du vieux droit de conquête. Elle peut se concilier j^arfaitement avec le respect des propriétés privées existantes comme avec le respect des occupations bonitaires des populations indigènes, suivant leur teneur et suivant le

(i) Bluntschli, Theron de l'État, j). aaa.

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