‹ L'Afrique occidentale françaiseChapitre 4 sur 34 · ASSASSINÉ A SAKETB. — CLICHÉ FORTIER · texte numérisé non relu

ASSASSINÉ A SAKETB. — CLICHÉ FORTIER

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L'ORGANISA TION ADMINISTRA 77 VE

Le refus de l'impôt est des plus rares. Si la race montagnarde des Habbés se l'est permis dernièrement, c'est qu'elle se croit inexpugnable sur ses falaises du Macina et qu'elle a toujours refusé le moindre tribut aux maîtres qui nous ont précédés. Il n'en est pas de même des gens de la plaine habitués dès longtemps à se voir rançonner par les Marocains, les Peuhls, les Toucouleurs, les rois dahoméens. A l'impôt de capitation, il faut joindre quelques contributions d'un faible rapport qui existaient avant notre arrivée dans le pays : Youssourou ou droit de patente, le droit de pacage acquitté par les Touareg et les Maures aux postes frontières quand ils mènent, en saison sèche, leurs troupeaux sur les bords herbeux du Niger et, en Mauritanie, le zehhat, impôt arabe sur le bétail et la culture.

A toutes les populations indigènes, notre joug parait infiniment plus doux que ceux dont elles souffraient jadis. Sur quel principe repose-t-il? On a discuté à perte de vue à propos de la politique à suivre avec ces primitifs. Fort justement, on a relégué au rang des vieilles lunes, comme absurde et dangereuse, la politique d'assimilation, celle qui met le Noir sur le même pied que le Blanc. Une autre formule fait fortune en ce moment, c'est la politique d'association : le Blanc et le Noir s'associant pour le travail et pour la production. Cette formule ne me paraît guère plus heureuse que la

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