‹ L'Afrique sauvageChapitre 117 sur 196 · RETOUR A LA COTE · texte numérisé non relu

RETOUR A LA COTE

Arrivée à Mongon. — Magouga raconte nos aventures aux habitants. — Arrivée à Niembouaï. — Défiance du peuple. — Restitution d'objets volés. — Magouga consent à nous servir de guide jusqu’à Mokenga. — On atteint le dernier des villages Ashangos. — Sur la terre d'Ishogo, plus de danger d’être poursuivis. — Diplomatie de Magouga. — Arrivée à Mokenga. — Réception amicale. — Magouga nous remet sains et saufs entre les mains des habitants. — Mes hommes exagèrent leurs prouesses, — Arrivée à Yengué. — Projet de descendre

l'Ogoulou en canot. — Nous nous égarons. — Perspective des prairies de l’Apono. — Igoumbié. — Arrivée à Mokaba. — Le Ngouyai. — Marche sur Nchiengain. — Passage de

la rivière, — Village de Nchiengain. — Réception à Mayolo. — Effets de la loi africaine sur

les héritages, — Marche sur l’Ashira. — Les Ashiras prennent l’alarme. — J'évite Olenda.

— Séjour chez Angouka. — Nous traversons l'Ofoubou. — Campement de Quenguéza. —

Chagrins du vieux roi. — Ravages de la contagion à Goumbi. — Quenguéza veut aller dans

le pays des blancs, — Je descends la rivière. — Arrivée à Plateau. — Reconnaissance du peuple Commi. — Départ pour l'Angleterre.

Après avoir quitté la plantation du digne vieillard, nous continuàämes notre voyage dans la direction de lOuest, accompaghés, comme je l'ai dit, par Magouga. À deux heures de l'après-midi, nous avions atteint le village de Mongon, en coupant court par les chemins de traverse qui relient les plantations les unes aux autres.

Nous fûmes distraits en route par une troupe de chimpanzés, qui prenait ses ébats dans l'épaisseur du bois. Nous marchions au bord d'une vallée profonde, quand nous entendimes au-dessous de nous un caquetage bruyant qui nous fit croire d’abord à une grande réunion d'hommes. Nous nous arrêtâmes tout surpris. Magouga surtout était fort intrigué, sachant bien qu'il n’y avait pas de village aux environs. En prêtant l'oreille, nous reconnûmes que les voix partaient des fourrés profonds de la vallée. Bientôt, à travers quelques éclaircies de feuillage, nous distinguämes confusément, comme autant d’om-

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