GÉOGRAPHIE PHYSIQUE ET CLIMAT
Vastes forêts de l'Afrique équatoriale. — Rareté ou absence des grands animaux.— Chaînes de montagnes. — Économie des eaux, — L'Ogobai. — Explorations françaises. — Abondance des pluies, — Saisons. — Climat pluvieux de l’Afrique équatoriale du centre. — Température, — Chaleur des rayons solaires. — Fraicheur relative des forêts.
L'Afrique équatoriale, depuis la côte jusqu’au point où je me suis avancé, est couverte d’une jungle presque impénétrable. Cette jungle commence sur la grève, où expirent les flots de la mer. Où finit-elle ? C’est ce que les explorateurs à venir pourront seuls déterminer. Pour ma part, du dernier poste d'observation où je me suis arrêté, je l’ai encore vue se prolonger à une distance indéfinie. Je dois dire cependant que, s’il faut en croire les Ashangos, on trouverait des prairies découvertes sur les bords d’une grande rivière qui coule dans la direction du nord-est au sud-ouest.
Cette immense forêt s'étend au nord et au sud de l'équateur , sur une largeur de deux ou trois degrés de chaque côté", beaucoup plus loin que je n'ai pénétré dans l’une ou l’autre direction, pendant le cours de mes deux voyages. De loin en loin quelques prairies, semblables à des îles, émergent du sein de cet océan de feuillage : vue délicieuse qui me causait un plaisir dont on ne saurait se faire une idée, à moins d'avoir vécu comme moi dans ces profondes solitudes.
1. Lors de mon retour à la côte, j'ai fait présent de toute ma collection de plantes vivaces au docteur J, D. Hoker, pour le jardin royal botanique de Kew, dont il est directeur. J'apprends avec plaisir qu'une des orchidées recueillies par moi près de Goumbi à été reconnue pour être une nouvelle espèce d’Angræcum, et que le docteur Hooker m'a fait l'honneur de lui donner mon nom. Les plantes orchidacées abondent dans les parties boisées voisines de la mer; mais elles sont plus rares dans l’intérieur.
Z1 ne tpatins
D CORPAT ILE
Va UT \ er AARUL M M
ui Pl lé
Qt an LATE ri td à ù d
ei:
van
ne it