‹ L'Afrique sauvageChapitre 135 sur 196 · ETHNOLOGIE · texte numérisé non relu

ETHNOLOGIE

Morcellement des tribus dans l’intérieur de l'Afrique équatoriale, à l’ouest. — Rareté de la population, — Division en tribus et en clans. — Forme patriarcale du gouvernement. — Comparaison des mœurs entre les tribus de l’ouest et celles de l’est. — Loi sur les héritages. — Cannibalisme. — Migrations continuelles vers l’ouest. — Décroissance de la population. — $Ses causes. — La race africaine vouée à l'extinction.

Il faut maintenant donner au lecteur un apercu des nombreuses tribus sauvages qui habitent cette vaste jungle.

Au sein de ces retraites des montagnes, l’homme est ce qu’on appelle primitif. Entouré de forêts épaisses, il ne voit pas de caravanes marchandes venir jusqu'à lui de l’est ou de l’ouest, du sud ou du nord. Il est séparé du reste du monde, et dans le cours derses lentes migrations, il ne fait que remplacer des peuplades disparues. Les individus qui quittent l’intérieur pour le littoral ne reviennent jamais parler à leur tribu des hommes blancs ni de la mer. Le chemin du retour est fermé. Il y a comme une barrière infranchissable, non de la montagne à la mer, mais de la mer à la montagne.

Ce qui me frappait surtout, quand je voyageais à travers les grands bois, c'était la rareté de la population, comparée au nombre des tribus, dont chacune a sa langue et son dialecte. Les tribus qui portent des noms différents se considèrent comme autant de nations distinctes, réunies par la même langue ; et pourtant elles sont souvent séparées les unes des autres par d’autres tribus qui parlent une langue différente. Les tribus sont subdivisées en un grand nombre de clans, indépendants les uns des autres, et souvent en guerre ensemble ;

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