ACTE TROISIEME ITo
mon cœur! Aussi, tout ce qu'une amante peut faire ou imaginer pour garder son amant, je le ferai ! Je serai lâche, s'il faut être lâche! ^lais je me sens capable aussi, je Favoiie, de devenir féroce si quelqu'un s'avisait de vouloir toucher à mon dernier amour. Voilà ce que je voulais te dire, j'espère que tu ne l'oublieras pas.
ISABELLE
Je crois, ma pauvre amie, que tu as perdu la tête,
GENEVIÈVE
Du tout.
ISABELLE
Parce que ton amant t'a trompée et qu'il est sur le point de te tromper encore, tu voudrais m'en rendre responsable !
GENEVIÈVE
Ojiiliuue, coiilinue, va!
ISABELLE
Je ne me ^uis jamais occupée de tes amouis, tout ça est vraiment nouveau pour moi. C'est insensé !
GENEVIÈVE
Ce qui est insensé, c'est que tu t'en vus, clamant partout que tu es ma meilleure amie.
ISABELLE
Je l'étais, en ed'el.
176 i;Ar.E DAIMER
GENEVIÈVi;
A quelle heure?
ISABELLi:
C'est délicieux. Vraiment, ma chère... Je ne te reconnais pas. nrTJdrnuetit. nous ne parlons plus la même langue.
GENEVIÈVi;
Je le crois, en eiïcl.
ISABELLE
Et comme je j\c veux pas que tu me chasses d'ici .. car du train où tu vas cela ne saurait tarder, tu trouveras bon que je ne reste pas sous ton toit une minute de plus. (On entend au loin la voix de ColeUe ainsi que celle de Maurice.) J'eutends Maurice.
Je vais lui serrer la main, lui dire adieu, lui imconter la cause de mon départ et...
GENEVIÈVE, affolée.
Allons... allons... Isabelle! Maurice n'a rien a
voir là-dedans... (Jetant un regard derrière i-lle.) Ce n'csl
pas une amitié aussi ancienne que la nôtre... j'ai été folle... injuste, et je t'ai dit des mots qui t'ont blessée...
ISABELLE, avec un mauvais.sourire.
Mais non...
GENEVIÈVE
Mais si... mais si... j'avais mal quand tu es venue, la douleur m'a fait crier... (Faisant un grand