ACTE DEUXIEME
MAURICK
Alors, enlève-le.
GENEVIÈVE
Tu crois que cela le remettra droit?
MAURICE
Baisse un peu la tête, veux-tu?
GENEVIÈVE
Il y a trois épingles, fais attention,
MAURICE
Une, deux et trois ! Ça y est.
GENEVIÈVE
Tu es très adroit I Tiens, voilà ma voilette, je retire mon manteau.
MAURICE, dépose le chapeau sur la table, couvrant ainsi sans s'en douter la lettre de Longeconrt.
Là! Qu'as-tn fait do beau aujourd'hui? Assieds-toi.
(.K.NEVIÈVE
11 faut que je m'asseye?
MAURICE
Oui.
GENEVIÈVE
Bon. Eh! bien, mon cher chéri, j'ai eu une journée folle ! J'ai d'abord été essayer.
i;agk i> aimer
Çà, c est ^rave.
MAURICE
GENEVIEVE
Ensuite, j'ai été vivement à Saint Auloino do Padoue.
MAURICE
A l'église? Pourquoi faire ?
GENEVIÈVE
Mais tu n"as donc jamais rien égaré?
Si.
GENEVIKVE
Eh! bien, si lu avais été à Saint Antoine de Padoue, tu aurais certainement retrouvé ce que tu avais perdu. Ne ris pas. Ainsi, moi, aujourd'hui, en descendant de chez ma couturière, je yeux donner deux sous à un pauvre, je mo fouille, plus de bourse! Je remonte croyant lavoir laissée tomber, rien! Je file, j'arrive, je demande à Saint-Antoiup (]o mo dire où olln o^\...
Il te le dit.
MALIUCE
GENEVIÈVE
Il ne me le dit pas naturellement. . . ne le moque pas, c'est très sérieux... mais dix minutes après, je l'avais retrouvée.