LE SOMMEIL DANS LA VIGNE
La terre est sous le feu de midi ; les collines
Offrent au chaud soleil de la fin de Tété
Le domaine doré qui sera récolté
Avant qu'octobre et les nuits froides ne rougissent
Les vignobles du clos de pampres éclatants.
Les arbres arrosés à rapproche des nuits,
Grâce au travail du vieux jardinier vig'ilant,
Qui sait qu'il ne faut pas durcir le sol brûlant
En jetant Teau durant la chaleur des journées,
Ont les rameaux courbés sous la lourdeur des fruits.
Bientôt, au cœur des grandes branches inclinées,
Les hommes lanceront les fruits mûrs aux cueilleuses.
Les poires pendent dans les ombres lumineuses ;
Les pommiers font des dômes noirs, les néfliers
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Et les azeroliers d'arg'ent et les figuiers
Et, le long" des murs blancs, les muscats et les pampres
Sont inondés de la lumière de septembre !
Alors, tandis que le ciel brûle et qu*aux lointains
De la plaine éblouit la blancheur des chemins,
Je m'éloigne et je vais à l'ombre de la vigne
Dont les sillons brillent au pied de la colline.
Elle est comme un grand lac de lumière et de feu,
Sous la splendeur tremblante et chaude du ciel bleu.
Dans Tombre, autour des raisins, chantent les abeilles.
Un rayon glisse et, par place, luisent les pierres .
Il y reste toujours un peu d'humidité.
Même sous la torpeur aride de l'été.
C'est là que mes deux mains autour du cou, ma tête
Reposant sur le lit incliné de la terre.
Mes yeux ouverts à ces merveilles et blessés
Des vibrantes clartés qui baignent ces fossés
Tour à tour d'or, de nuits, de lumières et d'ombres
Où éclatent de purs calcaires blancs et roses,
Sous les rameaux où tout le ciel jusqu'aux coteaux
Étincelle nu de nuages et d'oiseaux,