LE TOMBEAU D'UN AMI
Tu dors devant Tespace et les clairs horizons, Devant la ville bleue et dans les champs funèbres, Où, près des tombes, les grands arbres des ténèbres S'élèvent sur Tazur, même aux froides saisons.
Parfois, durant l'automne à la clarté sereine, De la colline où Ton découvre nos pays, Ton esprit éternel et toujours recueilli Doit écouter Tautan qui souffle sur la plaine.
Jusqu'où l'œil peut aller les horizons sont bleus, Et vers le sud, au fond du lumineux espace, Brillent les Pyrénées, aux couronnes de glace.
Plus que le nôtre, Ami, ton destin est heureux. Ton chant s'est apaisé, maintenant tu contemples Le rêve à jamais pur que nous fîmes ensemble.
Les HÉUIÎES INTIMES