‹ L'age d'orChapitre 31 sur 48 · LE PIN · texte numérisé non relu

LE PIN

Fidèle compagnon de ma vie, 6 grand pin, Toi qui montes plus haut que ma maison de briques Et que le voyageur reconnaît au lointain Puisses-tu m'inspirer des strophes magnifiques I

Quand Tau tomne te frappe avec son vent marin, Tes rameaux convulsés arrêtent la tempête.

Donne-moi des leçons pour vaincre le destin Et comme toi dresser toujours plus haut ma tête.

Lorsque je rentre et que je vois, à l'horizon, Tes branches dominant le toit de ma maison, pin, un doux émoi s'élève dans moi-même.

A tes pieds, je jouais lorsque j'étais enfant. Sous tes rameaux je conduirai celle que j'aime. Un jour, je vieillirai, pin, en te bénissant.

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