‹ L'age d'orChapitre 41 sur 48 · OCTOBRE · texte numérisé non relu

OCTOBRE

Soir d'automne charg-é de souvenir amer.

Gieux mouillés, un rayon du couchant, les toits brillent.

Une immense lueur s'allonge sur les vignes.

Le soir tombe, et le cœur serré song-e à Thiver.

Au milieu des roseaux où leau pâle^et moirée Reflète le couchant, de grands bœufs aux yeux doux, Enfoncés dans les nénuphars jusqu'aux genoux, Laissent, de leur naseau, tomber de l'eau dorée.

25o l'agk d'or

Les bois, dans le lointain, sont noyés de vapeurs. soir, brisant le cœur de ta mélancolie, Sur le chemin luisent les flaques d'eau de pluie, Et les champs labourés répandent leurs odeurs.

Soir où la volonté s'en va, soir de déroute.

La nature est pourtant belle dans sa douleur . Qui sait ce que le soir montant met dans le cœur Du paysan qui rentre à cheval sur la route ?

Le berger pousse au crépuscule son troupeau Dont la masse se perd sous les rameaux des chênes. Sa flûte dans le soir est paisible et sereine. Sent-il le poids du soir et veut-il un repos ?

Tous les ans, ces couchapts sont plus lourds et plus âpres Tous les vieux souvenirs remontent dans le cœur Associés au bruit du vent, à ces odeurs.

Pourtant le soir est doux sur les plaines blcuâtresi

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