‹ L'age d'orChapitre 44 sur 48 · BORDS DE LA GARONNE · texte numérisé non relu

BORDS DE LA GARONNE

Encore au ciel mourant planent les cerfs-volants

Que, sur la berge, font descendre les enfants.

De pesants tombereaux roulent vers la rivière

Où de grands bateliers entourés de lumière,

Courbés sur lé courant, tirent des sables d*or.

Plus loin c'est le passeur qui fait, avec effort,

Avancer lentement le bac sur Teau rapide.

Les enfants, dans les prés, avec leur voix limpide,

Chantent un air ancien qui s*éloigne et se perd.

Les cigognes, au ciel, annoncent que Thiver

Va venir. Puis la nuit enveloppe la terre.

Les coteaux vendangés restent dans un mystère.

Les brebis, dans le soir, broutent les champs de thym .

Un air de flûte naît, charme Tombre et s'éteint.

Des eaux brillant, malgré les ténèbres montantes.

Mirent le ciel chargé de vapeurs rougissantes.

256 l'aob d'or

Sur rétendue, un train s'éloigne avec douceur. Les troupeaux de brebis entourent le pasteur Qui marche lentement dans les mottes de terre. Le paysage, au pied des collines, attend Que la lune ait couvert les peupliers d'argent Et qu'elle coule enfin sur la large rivière.

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