‹ L'âge de Dieu (annus Dei)Chapitre 28 sur 93 · CHAPITRE TROISIÈME · texte numérisé non relu

CHAPITRE TROISIÈME

connaissons les fameuses colonnes de Seth : on a supposé qu'elles figuraient comme les deux solstices (1). D'après un passage du livre de Josèphe contre Apion (2), ces colonnes auraient été à Héliopolis, oii nous savons que venait expirer le Phénix et que se plaçait le retour de Sirius au lever du soleil, ce qui confirme une fois encore l'identité de Seth avec Sothis. Or, il est dit ailleurs que Manéthon étudia l'histoire de son pays dans des inscriptions qui se trouvaient sur les colonnes de Thoth en Siriadique (3) . Ces colonnes de Thoth ne sont autres que celles de Seth, et la Siriadique a tout l'air d'une dérivation du Siriusgrec (4). Thoth passaiten Egypte pouravoir inventé l'écriture ; il était aussi le grand initiateur €t le maître de toutes les sciences. C'était lui qui avait rédigé les livres sacrés, et on le nommait le « scribe des dieux et l'interprète de la parole divine. » Si l'on considère que, dans la haute antiquité chamito-sémitique, la loi, les prescriptions religieuses, le calendrier, l'histoire, toute

(3) Antiq. I, 3 : Karà tyiv -jw IstpixSa.

(4) Siîpic;.

la science, en un mot, se conservait en inscriptions sur des colonnes sacrées, on comprendra peut-être, avec la substitution des colonnes de Thoth à celles de Seth, le rôle tout particulier assigné à la première de ces dénominations dans le Panthéon égyptien.

Un autre fait qni prouve l'identité originelle de Thoth et de Seth ou Sothis, c'est que le début de la grande année sothiaque était placé, comme, par conséquent, toute cette grande année elle-même, sous la protection de l'un aussi bien que de l'autre.

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