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CHAPITRE IV

Jusqu'ici on a pensé que le commencement de la période avait été déterminé par la concordance du lever de Sirius au crépuscule du matin avec le solstice d'été et la première crue du Nil. C'est encore l'opinion de beaucoup de monde. Bunsen Ta soutenue (1), etBiot, qui l'avait adoptée aussi , a fait des calculs très savants pour remonter à l'origine du cycle, au point par conséquent où cette triple rencontre aurait eu lieu. H a trouvé l'an 3285 avant Jésus-Christ. Cette année-là, dit-il, le soleil fut exactement solsticial le jour du lever héliaque de Sirius sous le parallèle de Memphis, jour qui était le 20 juillet. En même temps la notation égyptienne des mois, d'accord avec les phénomènes solaires.

(1) Mgypten's Stelle, IV, Erste Abtheil.

marquait à ce même jour le commencement solsticial de la crue des eaux (1).

On se demande de quel calendrier Biot a pu faire usage pour ces calculs. 11 est difficile d'admettre que ce soit du calendrier julien, qui, ne tenant pas suffisamment compte de la précession des équinoxes, ne peut donner, à des siècles de distance, des résultats exacts. Si donc il a fait usage du calendrier grégorien, ce que nous avons dit des supputations d'Ideler s'applique nécessairement aux siennes. Par conséquent, si, en l'an 139 de notre ère, l'étoile de Sirius s'est levée à l'aube du jour le 20 juillet, elle aurait dû, dans l'hypothèse admise par le savant astronome d'une concordance exceptionnelle de plusieurs levers consécutifs de cet astre avec le soleil, se lever, 3,424 ans en arrière, en l'année 3285 avant Jésus-Christ, non pas le 20 de ce même mois, mais le 24 juin, c'est-à-dire, la rétrocession du calendrier julien étant de 1 1 jours dans le cours d'une période sothiaque, H + 11 +4 ou 26 jours plus tôt que ne le portent les calculs de Biot. Cet illustre savant semble avoir,

(1) Biot, Année vague des Égyptiens, p. S7.

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