‹ L'âge de Dieu (annus Dei)Chapitre 32 sur 93 · CHAPITRE QUATRIÈME · texte numérisé non relu

CHAPITRE QUATRIÈME

la concordance persiste durant une série de siècles. Ce qu'il y a de certain, c'est que, les levers et couchers héliaques se calculant d'après le cours sidéral, comme l'année julienne se rapproche plus de l'année sidérale que de l'année tropique, Ptolémée a eu raison de dire que, avec le calendrier julien, les phénomènes revenaient plus longtemps aux jours de même dénomination sous chaque parallèle. L'année julienne, comme on sait, est de neuf minutes et demie environ plus courte que l'année sidérale, mais elle est de près de onze minutes plus longue que l'année tropique, par conséquent plus voisine de celle-là que de la dernière. Ainsi, le lever héliaque de Sirius, qui a lieu aujourd'hui vers le 10 août du calendrier grégorien, figurerait dans le tableau précité de Ptolémée au 29 juillet, douze jours plus tôt, soit juste la difîérence qui existe entre la date julienne et la date grégorienne, à compter de l'époque oii le calendrier de Grégoire XIII a repris la suite de celui de Jules César, c'est-à-dire du concile de Nicée, en 325. La période sothiaque ayant eu pour base l'année tropique, comme la chose paraît bien établie, et

non pas l'année sidérale^ on n'aurait donc pu obtenir la concordance du lever en question avec le premier Thoth d'une année vague de 365 jours sans bissexte, au terme de 1,461 de ces années ou de 1,460 années juliennes, qu'à deux conditions: 1° en retranchant d'abord de la dernière année de la période autant de jours que, dans cet espace de temps, en compte la rétrogradation des points équinoxiaux; 2° en ajoutant ensuite par embolisme au reste l'excès de l'année sidérale sur l'année tropique pendant cette même durée. Et après avoir ainsi obtenu cette concordance, on aurait eu encore à établir celle des saisons avec leur notation. Or, rien de tout cela ne s'est fait, parce qu'une semblable complication d'éléments le rendait impossible.

De ces faits il ressort qu'on doit nécessairement exclure des éléments de systématisation du cycle caniculaire l'hypothèse généralement admise de la concordance du lever héliaque de Sirius avec le solstice d'été et la première crue du Nil. 11 est possible que, plus près de nous, quand la rencontre se produisit approximativement, elle soit entrée en ligne de compte; mais,

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