‹ L'âge de Dieu (annus Dei)Chapitre 4 sur 93 · X PREFACE · texte numérisé non relu

X PREFACE

constatait en lui-même, il le supposait partout oii il voyait ou croyait voir la vie. Comme formule générale de cette façon d'envisager la création, je rappellerai l'Yn et TYang des Chinois, celui-ci représentant l'énergie mâle et le premier la passivité femelle. La vie en toutes choses se concevait comme résultant de l'association de ces deux principes (1). Aujourd'hui nous dirions : action et réaction. A une époque de moins d'abstraction, on a dit : activité et passivité ; et plus près encore de la période purementsentimentale, quand les idées n'étaient que des images et que ces images étaienttoutes concrèteS;, onn^avu ni pu voir dans les deux principes en question qu'un mâle et une femelle. J'ai montré ailleurs que la doctrine de l'Ynetl'Yang n'était pas, en Chine, une simple spéculation philosophique ; que, sous la forme un peu plus abstraite que lui ont donnée les philosophes chinois, pour l'adapter à un autre système théogonique, c'était un simple dégagement idéal de quelque chose de concret remontant au delà de Fou-Hi. La désignation proprement dite des genres, dans le langage, ne date, il est vrai, que de la période flexionnelle et n'est bien caractérisée que dans les idiomes sémitiques et aryens ; jus-

(1) Origines de la Religion, t. I, pt 200.

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