‹ L'âge de Dieu (annus Dei)Chapitre 63 sur 93 · CHAPITRE HUITIÈME. H · texte numérisé non relu

CHAPITRE HUITIÈME. H

temps : la farandole céleste s'exécute suivant un rythme solaire, aux divins accords de la lyre d'Apollon! Qu'il s'agisse de l'année sidérale ou de l'année tropique, du temps que paraît mettre le soleil à revenir dans la même position par rapport aux étoiles ou de celui qu'il parait mettre à revenir au même équinoxe, c'est toujours sur le mouvement apparent de l'astre du jour que se règle toute périodicité ayant, non plus le mois, mais l'année pour base. Il ne pouvait donc y avoir de période proprement dite avec les seuls éléments nocturnes dont il a été question, ou s'il en a existé une, on n'a pu, tant que la donnée solaire en a été exclue, la régulariser d'une manière précise. Les calendriers qui ne sont que lunaires, comme celui des peuples musulmans, ne connaissent rien de cyclique en dehors des lunaisons. Tout en donnant à la période du Phénix, qui a elle-même précédé la période caniculaire, le point de départ que nous venons de dire, nous devons donc conclure que la périodicité du retour du premier de l'an à la pleine lune printanière n'a dû être régularisé astronomiquement que lorsque le soleil a été

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introduit dans la société de Thoth et d'Isis. Jusque-là le calendrier n'eut rien de fixe et la fête pascale de la Résurrection de la nature dut se célébrer^ à peu près comme la nôtre, quoique en dehors de tout comput, tantôt dans Je cours de la douzième lunaison, tantôt dans le cours de la treizième. La régularisation de cette Pâque en Egypte est postérieure à la formation du zodiaque, dont elle suppose la donnée, et le zodiaque lui-même, disposé, comme on sait, suivant le plan de l'orbite solaire, a pour base l'écliptique, c'est-à-dire l'ordre de la marche apparente du soleil.

Une autre preuve de l'intrusion de l'astre du jour dans le lit nuptial du dieu Lunus et de Sothis, au moment oii se régularisa la période, c'est la notation. Nous avons déjà fait entendre que la division des saisons dans l'ordre que cette notation suppose et qui n'était, en Egypte, qu'une sorte de tripartition à moitié mystique du plan zodiacal, devait être nécessairement contemporaine de la formation du zodiaque, avec l'écliptique pour base, l'un et l'autre divisés en 360 degrés, et dater, par conséquent, de la

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