‹ L'âge de Dieu (annus Dei)Chapitre 77 sur 93 · CHAPITRE NEUVIÈME · texte numérisé non relu

CHAPITRE NEUVIÈME

grammate aura cru pouvoir employer l'image ou le signe d'un homophone ayant la signification de'(( flamme », parfaitement approprié, du reste, à la désignation d'un principe générateur de lumière. Dans tous les cas, le dieu Seth étant souvent désigné par de simples phonétiques, rien n'empêche de considérer comme tel le second terme en question.

La triacontaétéride, dont la durée nous a été révélée par l'inscription de Rosette et au renouvellement de laquelle étaient célébrées, comme au renouvellement de tout autre cycle, de grandes panégyries ou fêtes générales, remontait à la plus haute antiquité. Lepsius a constaté sur les monuments qu'elle était déjà en usage dès la sixième dynastie, ce qui, néanmoins, n'exclut pas l'hypothèse d'une origine plus ancienne. Les panégyries dont le retour de la triacontaé- . téride était l'occasion sont rappelées, du reste, non seulement par l'inscription rosettane, mais aussi par les hiéroglyphes. Ces fêtes portaient, comme nous venons de le dire, le nom de Heb- Seth ou « fêtes de Seth » . Les rois étant assez généralement qualifiés de « Seigneurs des fêtes

de Seth » , Bunsen (1) en conclut que le chiffre de trente années, comme moyenne de la vie humaine, pourrait bien avoir été choisi exprès, afin que chaque roi, à son tour, pût avoir l'honneur de présider, sous son règne, à un nouvel ordre de choses : soinoviis, novus or do. L'hypothèse est peut-être ingénieuse, mais rien ne la justifie. L^opinion que nous émettons nous paraît d'autant mieux fondée, que, outre les raisons déjà données, nous avons des faits positifs à l'appui. Le cycle d'Apis et la triacontaétéride, avons-nous dit, ont été en commun la base de la période sothiaque. Or, cette association des deux éléments, considérée indépendamment de tous, les autres motifs d'ordre astronomique, nous semble ressortir de ce fait, que, à Memphis, le dieu qui présidait aux panégyries de la trentième année, Phtah ou Ptah, était associé dans un même culte avec le bœuf Apis, qui était tout à la fois le bœuf de Ptah et celui d'Osiris. Wilkinson (2) découvrit, sur le flanc d'une montagne, en Egypte, une image taillée dans la

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