‹ L'âge de sangChapitre 42 sur 59 · LE SPECTRE D ELSENEUR. I · texte numérisé non relu

LE SPECTRE D ELSENEUR. I

« La mort irrévocable a fauché les vivants. Tu demeures tout seul sur la terre endormie; N'espère plus entendre une parole amie : Tes jours t'apparaîtront demain plus décevants.

« Accepte tout sans murmurer et sans te plaindre.

Le sol trempé de boue où dormiront tes os

Au moins te laissera le calme du repos :

Dans la mort descendu, tu n'as plus rien à craindre.

« Et si, spectre rôdeur, tu reviens quelquefois Vers ces âges souillés par l'ordure des crimes, Homme, recueille-toi sur le bord des abîmes D'où monte la clameur millénaire des voix!

« Alors, sur les hauteurs de la pente gravie,

En contemplant le cataclysme universel,

Tu verras, n'ayant plus rien en toi de mortel,

Qu'il nous vaut mieux n'avoir jamais vécu la vie! »

Le Discours sur la Montagne

lors, Jésus longeait la mer de Galilée..

De mystiques parfums épandaient leurs fraîcheurs;

Et, comme rayonnait la splendeur étoilée,

Il vit, qui préparaient leurs filets, des pêcheurs :

Pierre, André, Jacques, Jean, tous hommes de la plèbe.

Il leur dit simplement : « Je porte dans mes bras

Le pur froment sorti d'une céleste glèbe.

O vous, les humbles cœurs, venez, suivez mes pas;

Et je vous montrerai le plus beau des royaumes.

Suivez-moi, leur dit-il, de son geste attendri;

Suivez-moi, je ferai de vous des pécheurs d'hommes. »

Ils le suivirent tous par le sentier fleuri.

Il marchait triomphal comme entouré d'extase, Les yeux dans la lumière invisible au mortel : Sa parole était comme une eau pure qu'un vase Laisse tomber, et douce ainsi que l'hydromel.

Son nom se répandait par toute la Syrie, De par delà les bords limpides du Jourdain : De Jérusalem, ville étrange de féerie, Jusqu'à Décapolis. L'univers était plein De sa gloire naissante; et, l'âme illuminée, Des peuples tout entiers le suivaient simplement. Et Jésus, pressentant sa haute destinée, Gravit une montagne, auprès du firmament.

Ses disciples, muets, écoutaient ses paroles.

Et Jésus inspiré par la splendeur du jour, Dans un langage humain, parlant en paraboles, Leur dit ces simples mots de tendresse et d'amour :

a Bienheureux soit le simple, errant de par la terre, Que le savoir n'a pas rempli de sa lumière,

Car pour lui s'ouvriront les cieux.

Bienheureux soient ceux-là qui versèrent des larmes Pour n'avoir pas connu l'amour aux divins charmes,

Car ils auront des jours joyeux.

176 l'âge de fer

« Que par la route soit béni le débonnaire N'ayant pas ressenti d'inutile colère,

Car il promulguera des lois.

Bienheureux l'assoiffé de justice immanente Il lui sera donné la gloire triomphante,

Plus grande que celle des rois.

« Bienheureux soient les cœurs que la paix ensoleille Ils seront des élus, le Seigneur sur eux veille.

N'ayez plutôt que des amis :

Souriez en vous-même à ceux qui vous maudissent; Ne faites que du bien à ceux qui vous haïssent

Et bénissez vos ennemis.

« Bienheureux les enclins à la miséricorde : Ceux-là, dont la pitié sur la douleur déborde,

Seront pour toujours consolés.

Heureux soient ici-bas les fronts purs et sans rides Et qui passent ainsi que des ruisseaux limpides :

Ils auront des soirs étoiles. »

Ayant dit, il revint de par la Galilée. Il répandait partout un tel rayonnement, Qu'il apaisait d'un mot toute âme inconsolée. Doux et simple, il marchait par la route isolée, Les yeux tout grands ouverts sur le bleu firmament.

Mais ce contemplateur divin des étendues, Prêchant l'égalité par de nouvelles lois, Avait déjà les mains vers le gibet tendues : Car ses paroles, par l'univers entendues, Devenaient un blasphème au prestige des rois.

Il mourut, pour avoir, au milieu des apôtres, Proclamé que l'amour doit être répandu Dans ton cœur, homme qui dans la honte te vautres. Pour avoir dit qu'on doit s'aimer les uns les autres, Il mourut, à la croix d'opprobre suspendu.

Cependant on a cru qu'il fut l'humain prodige Possédant tous les dons de la divinité; Et le monde incliné comme un blé sur sa tige Devant sa prescience, étant pris de vertige, Déclara qu'il avait sauvé l'humanité.

178 l'âge de fer

Des sables du désert aux mers occidentales, Le vent porta les mots qu'il disait en passant. . Ses Apôtres allaient, la lèvre et le front pâles, Répandre sa parole au sein des capitales, Dans le hameau lointain de l'humble paysan.

Mais il était prédit par les divins prophètes Que les Dominateurs un jour le renieraient Et, pour jouir enfin du fruit de leurs conquêtes Ayant escaladé les trônes et les faites, S'écrasant du talon, entre eux se détruiraient.

La trahison viendra corrompre l'âme humaine; On ne connaîtra plus la grandeur du serment; Les peuples, tout entiers atteints de la gangrène, Iront jusqu'à bannir la Charité sereine, Et l'opprobre atteindra l'homme fatalement.

L'orgueil aveuglera les races fortunées,

Qui, devant le Veau d'or, un jour s'inclineront.

La désolation des foules consternées

Chargera de stupeur les futures années,

Et les douleurs jamais ne se consoleront.

Les siècles à venir renieront la justice ; L'ardente Vérité sera foulée aux pieds; La pitié ne sera plus qu'un vain artifice, Et, comme suspendus au bord d'un précipice, Les Droits à l'intérêt seront sacrifies.

C'est alors que naîtront, Dieu des miséricordes, Tous les proclamateurs des fausses libertés, Qui répandront au loin de savantes discordes; Et qu'on verra surgir du nord toutes les hordes, Pour rebâtir à neuf d'imposantes cités.

Ces barbares, venus des campagnes germaines, Voudront clouer l'Europe à leurs sanglants gibets, Eux qui, sortis d'hier des villes et des plaines, Diront : « Détruisez-vous, semez partout les haines Que l'amour fraternel soit mort à tout jamais! »

Te souviens-tu du temps où tu vins sur le monde. Humble enfant de la plèbe, artisan ignoré, Afin de soulager la misère profonde?

Du temps ou tu mêlais ta parole féconde A l'exemple inspiré?

Déjà, tout animé d'un souffle prophétique, Etant par ta nature un sublime Voyant, Par un seul mot sorti de ta bouche magique Tu prédisais le sort et l'avenir tragique De ton siècle effrayant!

180 l'âge de fer

Tu vis l'inanité des forces périssables Dans le fracas du fer et le bruit lourd des chars. Tu vis des légions s'en aller, formidables, Et, pleines de défis aux ans irrévocables, Détrôner les Césars!

Tu vis, dans la splendeur triomphale de Rome, Les vestiges derniers d'un siècle à son déclin. Tu voulus nous montrer les faiblesses de l'homme, Et devant lui, dressé, le menaçant fantôme Du roc capitolin.

Et lorsque, de ton bras, sur le parvis du temple Tu flagellais les insulteurs du divin lieu, Tu dénonçais l'orgueil et le mauvais exemple Du vil ambitieux qui s'aime et se contemple Et se mesure à Dieu.

Tu proclamais l'égalité de tous les êtres, Le riche étant pour toi semblable au mendiant; Que tous également, qu'ils soient nobles ou traîtres, Esclaves résignés, ou du monde les maîtres, Sortirent du néant.

En un jour tu changeas les pages de l'histoire, Car tu renouvelas l'entière humanité.

Et, Prophète divin, d'un geste péremptoire, Tu sus environner d'une immortelle gloire L'ardente Vérité!

O Christ! si, descendant des séjours invisibles, Tu daignais revenir sur la terre, demain, Que dirais-tu devant ces spectacles horribles, Devant tous ces torrents de haine irrésistibles, Qu'emporte le Destin?

Que dirais-tu devant toutes ces hécatombes, Devant tous ces lambeaux, amas ensanglanté? Devant tous ces pays redevenus des tombes, Devant ces incommensurables catacombes, Antres d'obscurité?

Que dirais-tu? Que dirais-tu, Maître des Sages, En voyant s'accomplir, au milieu des sanglots, Tant de désastres, tant d'innombrables carnages, Que peut-être jamais ne reverront les âges Balayés par les flots?

Dirais-tu que c'est là le but des destinées, Après avoir promis sans compter aux humains L'inestimable oubli des fautes pardonnées Et, pour monter plus haut, des routes sillonnées D'éternels lendemains?

Que dirais-tu de l'heure ou, fauchés comme pailles, Les peuples se sont tous envolés dans le vent; Où, dans le bruit confus des heurts et des batailles, Les villes ont vu choir leurs tours et leurs murailles Sur le sable mouvant?

Christ! qu'éprouverais-tu devant cette tourmente, Devant ce siècle neuf encore à son berceau, Qui, préférant la vie à la mort décevante, Verra pourtant s'ouvrir, consterné d'épouvante, Les portes du tombeau?

Et que penserais-tu devant tant de misère, Devant tant d'injustice et d'effort impuissant? Ne bannirais-tu pas à jamais de la terre Ceux-là qui pour sauver le monde par la guerre L'ont noyé dans le sang?

Vain orgueil revêtu de pourpre somptueuse, Et qui sus nous leurrer de ta gloire trompeuse! Désirs de dominer, lubriques passions, Emportant avec vous jusqu'au fond des abîmes, Dans un bruit d'ouragan, des monceaux de victimes Et des peuples par millions!

LE DISCOURS SUR LA MONTAGNE l8]

Promesses de triomphe, abritant sous leurs voiles L'impérieux besoin d'atteindre les étoiles, Et qui semiez la mort en gravissant les monts! Songes trempés de sang et d'iniques carnages, Qui tourmentiez les cœurs à travers tous les Ages, Et faisiez tomber tant de fronts!

Ambition des rois méprisant la Justice, Qu'une sombre clameur de partout retentisse! Et que la haine vous poursuive à tout jamais, Puisque nul châtiment et que nulles tortures, Pour venger le Présent et les ères futures, Ne sont dignes de vos forfaits!

Que pour combler le vœu des races outragées, S'ouvrent profondément de sombres hypogées Où seront engloutis vos débris ruisselants, OEuvres, produits pourris d'époques corrompues. Dont les âmes de tant d'humains se sont repues, Sans voir vos résultats sanglants!

Vous n'aurez plus pour vous le prestige des astres, Savants Dominateurs, ô semeurs de désastres, Et vous mourrez un jour vaincus par le remord. Les siècles à venir fouleront votre cendre De leur mépris, afin de mieux faire comprendre Que votre passé reste mort!

184 l'âge de fer

Et nous croirons alors, selon les Prophéties, Que d'autres Précurseurs ou de nouveaux Messies Doivent surgir après votre expiation, Afin que, pour prouver le don de leur puissance, S'exhale en doux parfums, de leur divine essence, L'humaine Résurrection!

Scd et illa propago Contemptrix Superum, saevaeque avidissima caedis, Et violenta fuit; scires e sanguine natos.

Ovide, Métamorphoses, lib. I.

Vy Germains contempteurs de tant de destinées! 0 T{aces maintenant du monde abandonnées, Vous qui brilliei jadis ainsi que des flambeaux, Qui vous vous proclamiez ici-bas sans rivales, Le Destin a vaincu vos hordes triomphales : Vous vous disperserez dans la nuit par lambeaux!

L'existence par vous parait anéantie!

Une calamité s' étant appesantie Sur V Europe, on a vu d'innombrables cités Se changer en un jour en des monceaux informes; Et leurs murs ne sont plus que des amas difformes qAu hasard des routes jetés !

Farouche, un cataclysme a passé sur la terre. Elle nous apparaît, hélas! si solitaire, Quelle semble à présent stérile à tout jamais. Tout est-il donc fini ? Les Ères révolues Vont-elles s'engloutir dans les nuits absolues Et ne laisser que des regrets ?

Le siècle jeune encor se lève dans des râles : Son firmament s'attriste et ses astres sont pâles! Un souffle de discorde effroyable, en passant Sur la plaine, a jonché les guérets de décombres ; Et l'on a vu, pareils à de sinistres ombres, Des fleuves se gorger de sang !

Le monde est devenu l'arène des batailles Où l'on entend le bruit des stridentes mitrailles, Où les champs dévastés ne portent plus de nom. Et tous les carrefours, toutes les avenues Recèlent dans leurs plis, embûches inconnues, L'affût menaçant d'un canon.

La cité se remplit des cris de la torture; Ve tous côtés les corps gisent sans sépulture, Des femmes, des enfants dont les fronts sont troués. Les arbres comme fruits ont des tètes humaines, Des cadavres, lambeaux retenus par des chaînes Et par les obus secoués.

0 désolation! Voir la terre changée En quelque formidable et sanglant hypogée ! Voir les hommes penchés sur un gouffre béant! Voir les races d'hier, lourdement accroupies, Tremblantes de frayeur devant tant d'utopies Vont elles ont vu le néant !

Voir l'univers tomber dans sa beauté dernière, Victime de sa force et privé de lumière ! Voir disparaître ainsi tant de vastes efforts ! Se voir rétrograder vers les siècles barbares Où les noirs préjugés avaient servi de phares : Se voir mourir de ses remords !

Voir tant de monuments aux lourds échafaudages S'écrouler en poussière, à la suite des cAges, Vans l'ombre d'où paraît surgir le temps nouveau ! Voir vingt siècles en cendre et leur œuvre engloutie! Toute V énorme tâche humaine anéantie Devant les portes du tombeau !

Oui, ce siècle de sang paraît attentatoire o4ux probantes leçons que lui donna l'Histoir Il y trouve le but de ses destructions. Le G ol gotha sanglant aux pentes éternelles Lui rappelait en vain les amours fraternelles, Héritage des nations.

0 Germain ! tu tombas victime d'un mirage ! Tu refis de la force une si fausse image, Que tu dénaturas son but noble et profond ; Car tu croyais jouer un rôle prophétique ; Tu te crus inspiré dans un instant tragique Vont tu portes l'opprobre au front!

Tu voulus dominer les plus anciennes races ; Tu voulus commander aux dieux comme aux espaces ! Tu te laissas tromper par des instincts méchants ; Et tu tentas en vain, guidant les heures brèves, T>e courber l'avenir à la pointe des glaives Dont tu préparas les tranchants.

0 Nouveau zMondel Vois, dans ces moments suprêmes, Combien se sont brisés d'illustres diadèmes Que ïoAllemagne a cru tenir entre ses mains ! Élève à la Raison les assises d'un temple ! Que le Tassé te soit comme un vivant exemple Sur le seuil de tes lendemains.

£\V t'enorgueillis pas des fausses apparences, Et ne tente jamais de franchir les distances Tour vaincre les pays vivant en liberté. Convaincs-tci qu'un rayon de soleil sur la terre cAppartient à tout astre, et qu'un jet de lumière Est une part de vérité.

Lutte pour conquérir une durable gloire Qui n'ait rien de pareil à la vie illusoire. Suis le libre chemin de ces législateurs Que la Justice inspire et que le Droit dirige. Et dans ta jeune ardeur garde-toi du vertige Vont sont exempts les Rédempteurs.

La force du puissant est dans la noble cause Vont la clarté rayonne en une apothéose, Fleur divine qu aucun regard ne peut flétrir. Les hommes justes ont des heures fortunées ; Et lorsqu'il entrevoit de grandes destinées, Un peuple ne saurait mourir!

Mélancolie des Ruines

1 rès des bords de la Mer où chantent les sirènes. Sur la pente allongée et rêveuse des plaines, Impassible en la paix du nocturne décor, Une Cité se dresse, historique trésor.

Lugubrement, ses murs portent le poids de l'âge! Ville qui fait songer à l'antique Carthage, Ville énorme bâtie aux quatre aires du Temps, Que peuplèrent jadis des races de Titans!

Toujours, le bruit scandé de clameurs inconnues

Promène son écho le long des avenues.

Sur le sol désolé, sanctuaire secret,

Dans un silence plein de deuil et de regret,

Gisent de blancs piliers qui tiennent du prodige,

Tant leur art a gardé son magique prestige;

Et dans le déploiement des jours après les jours,

Dominent les créneaux des remparts et des tours.

Ville d'Orphée où pleure un noble et pur poème! Cité d'Isis, Demeure évocatrice, emblème Du passé que l'histoire a transmis au présent, Devant l'inanité de l'orgueil impuissant, Tu sais nous évoquer tes fières origines Par l'empire fascinateur de tes ruines!

Toi qui te mesuras à la gloire des dieux,

Et dont le front mortel a touché presque aux cieux,

Toi qui vécus peut-être au temps de l'Atlantide,

Plus illustre que Tyr ou que la Pyramide

Construite par Chéops au geste solennel,

Et dont le souvenir garde un signe éternel,

Toi qui, malgré l'Oubli toujours inexorable,

As provoqué les coups du Temps irrévocable,

Qui réveilles en nous les siècles révolus,

Mais que l'effort humain ne rebâtira plus,

Cité que le génie éleva pierre à pierre,

O toi vers qui le monde a tourné sa paupière,

Tu demeures le Sphinx du Songe et de la Nuit, Immobile et pensif au désert de l'Ennui !

CIVILISATION I9f

Civilisation

V^uelqu'un dit : « Il faudra que la haine s'efface Et que le passé mort ne laisse plus de trace! Plus de combats sanglants, plus de jours incertains. Nous ne reverrons plus de ces âpres carnages Qui troublèrent le cours interrompu des âges : Nous serons de simples humains;

« Des frères qui, mettant en commun leurs idées, Sèmeront par le monde, en fécondes ondées, Les rêves qui germaient au fond de leur cerveau. Nous ne connaîtrons plus la crainte et l'épouvante; Nous répandrons autour de nous la vie ardente Et referons du sang nouveau.

« Que nos plaines demain, par la pluie arrosées. Abondent de fruits mûrs et de gerbes pressées! Que l'univers s'unisse en un chant fraternel ! - Et que dans nos esprits, librement, la Sagesse Demeure pour les jours attendus la Déesse A qui l'on élève un autel.

« Déterminons en traits de feu la voie immense Où le Travail se lève encore à son enfance, Afin qu'avant créé ce que d'autres sauront, L'Equité plane enfin sur les races unies; Que, par la volonté robuste des génies, L'Avenir redresse le front! »

Une voix répondit : « Les pages de l'Histoire Naîtront de la cornue et du laboratoire : Demain nous soumettrons l'univers à des faits; Car l'homme deviendra l'invincible puissance Le jour où, maîtrisant et domptant la Science, Il imposera le Progrès.

« Selon moi, le Progrès, c'est la Ville aux coupoles Savantes, où chacun s'est créé ses idoles. C'est la Cité narguant les fureurs de la mer. C'est l'espace réduit, et c'est notre pensée Transmise en l'univers; c'est la marche pressée Du wagon sur les rails de fer.

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