‹ L'âge de sangChapitre 51 sur 59 · LES VIERGES DE L ACROPOLE 2IO · texte numérisé non relu

LES VIERGES DE L ACROPOLE 2IO

De l'Oder jusqu'au Rhin, fleuve aux eaux inspirées, De l'Elbe au fier Danube avec ses grands flots bleus, Du fond de la Baltique aux glaces diaprées, Jusqu'au ciel d'Italie où la lyre des dieux Proclamait la victoire en des hymnes sacrées.

Et j'entendis alors un tumulte lointain Venu de l'orient pour remonter au pôle : C'était l'Homme, brisant dans un geste soudain Ses chaînes à vos pieds, Vierges de l'Acropole, Pour redonner la Paix divine au genre humain!

Le Libérateur

ous saurez m'accueillir, ô Races décimées, Le cœur rempli d'espoir, vous que j'ai tant aimées! Car je n'apparais pas en étranger pour vous. En moi j'ai ressenti la crainte qui vous hante;

Et j'écoute, plein d'épouvante, La pauvre humanité qui m'implore à genoux!

Voyez. La vie autour de vous s'est ralentie. Hélas! on penserait qu'elle est anéantie Et que rien ne fermente au fond de vos cerveaux. Mais je viens relever les foules enchaînées

Et dans des flots de sang traînées :

Je suis le Rédempteur de vos siècles nouveaux!

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