‹ L'âge difficile; comédie en trois actesChapitre 51 sur 81 · ACTE DEUXIÈME. C · texte numérisé non relu

ACTE DEUXIÈME. C

adorée me coûtait la joie meilleure de vivre de ma vie propre, d'être vraiment femme, vraiment mère, et que, ayant accepté de n'avoir guère d'autre vie ni d'autres obligations que celles d'une poupée gentiment inutile, je fantorisais par là à ne m'ai mer aussi que comme une poupée.

MARTIGNY

Et maintenant V

JEANNE

Maintenant je vois clair; et c'est pourquoi, mon ami, bien que tout mon cœur saigne encore, je fais le grand effort de le pardonner.

(H ARTIGNY

Oui, Jeanne, maintenant nous nous connaissons mieux, et nous sommes tout près de mieux valoir... Il me semble que, toutes ces dernières années, nous étions dans les limbes, nous n'existions qu'à demi... Quelqu'un pesait sur nous, vivait à notre place : nous allons vivre nous-mêmes et pour notre compte. Nous ne permettrons plus à personne de faire la police de nos cœurs. Tu m'as vu enûn tel que je suis ; je t'ai retrouvée, et je te jure que je te garderai !

11 la serre dans ses bras.

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