‹ L'age du bronze ou Les sémites en OccidentChapitre 110 sur 254 · TRADITIONS MÉTALLURGIQUES · texte numérisé non relu

TRADITIONS MÉTALLURGIQUES

Laissons de côté l’or et l’argent. Que nous disent les autres traditions?

Que la confrérie sémitique des architectes et maçons du nom mythique de Cyclopes, possédait en outre le secret de travailler le fer et le cuivre (p. 134) ;

que d'autres Sémites, les Dactyles de Crète et de Troade ou Phrygie, avaient implanté chez des peuples japhétiques la métallurgie du fer, du cuivre et du bronze;

que dans le monde connu des Grecs, l'acier aurait eu deux patries: l’une chez les Chalyhes; l'autre chez les Noriques, et que, les uns et les autres, travaillaient en outre le cuivre ;

que l'ile de Chypre avec ses inépuisables mines de cuivre a été le berceau de l'industrie du cuivre pur;

que le bronze avait été inventé soit par un Idéen, c’est-àdire par un des Dactyles sémitiques de la Phrygie, soit par un Lydien, du nom de Scythes ou de Perses. Ce Scythes est pour nous la personnification des Chethi ou Héthiens qui s’étaient mêlés dans la Terre-Sainte aux Loten ou Ludim, Lydiens. Ces Lydiens dans la Genèse portent le nom de Plicrésiens ou Perses.

Ainsi se dessinent à nos regards dans les ténèbres des temps anciens, deux berceaux de la métallurgie : l’un sémitique, la Terre-Sainte avec ses Héthiens et ses Lydiens, auxquels se relient les Dactyles, les Cyclopes, les Chypriotes, tous Sémites; c’est le berceau du cuivre, du fer et du bronze ;

l’autre, japhétique, la terre des Chalybes, qui est devenue celle des Chaldéens, et qui ne se peut séparer de l’Ibérie, de la Colchide et du Caucase; berceau de l’acier et de l’argent, peut-être aussi seconde patrie du bronze.

Mais la Terre-Sainte sémitique et le Caucase japhétique sont déjà pour nous les deux berceaux des dolmens, et l’histoire de la métallurgie marche ainsi dès ses premiers pas en un remarquable accord avec celle des mégalithes (p. 66).

PRBIIKR CIIAPITRR

L’Ibéric, U* l'ont et le Caucase'.

Patrie de l'argent , de l’acier et peut-être du brome boréal. Les Tubalitle*. Les Chalybes avec argent et cuivre; Tclioudes, Arima^pcs, Agalhyrses. Les Chalybes avec, fer et acier; Amarones et Colchiens; bipenne et cotte de maille*. Les Chaldéens et les ChaUbes avec bronze; Tchoudes, Massa gèles Acier d’Assyrie, de Lydie, de Grèce, de Transylvanie et de Nitrique. Damasqnineurs caucasiens.

I.’ile de Chypre exceptée, la seule contrée de l’Asie occidentale qui abonde en métaux, précieux ou autres, c’est l’Ibérie ou le pays du plomb-étain, et le Pont ou la Chaldée du nord. Là est, d’après la tradition païenne, la patrie des Chalybes ou Chaldéens forgerons ; là est, d’après l’antique Genèse, la demeure du forgeron Tubal. C’est là que nous plaçons un des plus anciens et des plus importants foyers de la métallurgie postdiluvienne. Mais, pour en reconstituer l’histoire, nous devons puiser nos renseignements aux sources les plus diverses.

La léyende nous fait connaître dans ces régions, par les mythes d’Hercule et de Thésée, les Amazones, et, par celui des Argonautes, le roi de la Colchide Actés. Ces mythes se rapportent à une même période, que les historiens fixent d’ordinaire au quatorzième siècle.

La Colchide, située au pied des monts Moschiques, qui unissent les plateaux de l’Ibérie et le Caucase, est arrosée par des rivières qui roulent dans leurs sables des paillettes d’or. A étés possédait une toison d’or, deux taureaux, présent de Vulcain, aux pieds et aux cornes de cuivre-bronze,

1 Knoliot, la table des peuples de la Genèse (en ail.), p. 163 el suiv.

Page 1