IV. Les Assyriens
Au bénéfice «le la métallurgie de toute l'Asie occidentale. Histoire incomplète.
Cuivre pur et bronze ; fer et acier. Pas d’épée d’acier, ni d'àge du fer. — Croissant. — Ornementation.
Assur était frère d’Arphacsad ou des Chaldéens de la Babylonie, frère de Lud ou des Lydiens de la Terre-Sainte et des Lydiens de l'Asie-Mineure. Malgré les assertions contraires de M. Renan, les Assyriens ont été un des rameaux du grand arbre sémitique. Leur langue, d'après M. Oppert, est étroitement apparentée au chaldéen et au syriaque. Leur constitution politique était celle des royaumes d'Israël et de Damas. Leurs palais expliquent la description que Josèphe nous fait de celui de Salomon. Les ornements de leurs vases et de leurs meubles empruntent plusieurs de leurs motifs aux Phéniciens, parfois aussi aux Egyptiens. Leurs splendides vêtements et leurs chars de guerre ressemblent d’une manière frappante à ceux des Louten et des Chéta. Leur métallurgie ne peut donc différer beaucoup de celle des autres peuples sémitiques.
Il paraît d’ailleurs que, maîtres par droit de conquête de tous les peuples de l'Asie occidentale, ils étaient en industrie les élèves de leurs sujets, ou plutôt encore que, comme Nébucadnésar', ils transportaient d’un pays soumis ses meilleurs ouvriers en Assyrie. Leur fameuse Sémiramis passait, je ne sais ù quel titre, pour avoir la première découvert les métaux; mais elle en avait confié, disait-on, le travail à ses prisonniers de guerre s. Nous dirions donc que les cuirasses des Assyriens en écailles de fer (p. 175), leurs casques en fer incrustés de cuivre, leurs outils en un excellent acier" (p. 158), leurs objets en acier qu’on dirait damasquinés
' Jér. 24, 1.
* Suidas, un mot Sémiramis.
* L’acier assyrien est mentionné sous le nom de phauiah (l’arabe koli.ad), dans le prophète Nahum (2, 4), qui vivait au 8m' siècle et qui a probablement écrit son livre en Assyrie.