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L'AGE DES ÉPÉES EN FER

Il y a plus : à Pæstum , colonie des Sybarites fondée en 510, on a trouvé des casques, des cuirasses, des lances, des épées en bronze. Or on pourrait bien admettre que les armes en bronze se seraient maintenues dans les colonies lointaines, cinquante et cent ans après qu'elles avaient cessé d'être en usage dans la mère-patrie, mais non trois et quatre siècles après que Homère et les Ioniens d’Asie-Mineure auraient appris à dire fer pour épée.

Cette même villa de Pæstum a fourni aux musées les plus anciennes armes en fer que l’on connaisse à cette heure. Comme elles étaient enfouies sous les fondements du temple de Neptune, et que Pæstum était déjà au quatrième siècle en complète décadence, la date de ces précieuses reliques est le cinquième siècle. Ce sont une épée, des pointes de lance, une pertuisane, une serpe et un mors en fer. Ces armes présentent une frappante ressemblance avec celles de l’âge du fer dans l’Europe transalpine. Elles sont sans doute en fer aciéré1.

Que si l’on nous demandait quelle est la contrée on les armes en acier des Hellènes ont été inventées et d’où elles se sont répandues dans toute la Grèce, nous nommerions la Laconie (p. 166. 170).

Le sixième siècle ouvrirait l’âge du fer des Hellènes, si leur civilisation n’était pas trop intellect telle pour qu’il soit possible d’en désigner les périodes par les métaux.

Au temps de Périclès, les artistes en bronze n'étaient considérés que comme des artisans , et l’on ne voit pas que la

* Les plus anciennes armes en fer mentionnées dans les écrivains grecs sont: au siège de Troie, la massue d'At'éithoüs (qui nous rappelle celle en cuivre-bronze de Périphètcs, brigand mis à mort par Thésée, et celle en fer de Fêridoun, le héros iranien) ; — et la flèche de l’andarus, qui était, comme la massue, un don des dieux, c’est-àdire un objet extraordinaire et très-précieux, tandis que dans le livre de Job les flèches à pointes en fer sont une arme vulgaire (p. 187). Voyez Iliade 7, v. 141 et 4 , v. 128. Je ne parle pas de je ne sais quelle moitié de cuirasse qu'Hercule suspend à ses épaules pour se protéger le dos. Hésiode, Ilouclier, v. 1 28.

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