A. ACE UE LA PIERRE
Agi* hypothétique ou du moins très-court (p. t’>5).
Comme la civilisation est partie de l’Euphrate et du Nil, l’Italie plus distante du foyer primitif que la Grèce et moins éloignée que la Gaule, fait son apparition sur la scène de l’histoire plusieurs siècles après l’une et avant l'autre. L’enfance de ses peuples s’étant prolongée pendant une trèslongue série de générations, on devrait s’attendre à voir ses diverses contrées couvertes de monuments de l’âge de la pierre. Il n’en est cependant point ainsi : non seulement on ne connaît ni grotte, ni tourbière, ni dépôt de l'âge quaternaire d'Abbeville ou de celui du renne ; mais les seules stations de l’âge du celt sont, à cette heure, la caverne de Lumignano dans le Vicentin et la marière de Castelnovo di Sottu
L’ITALIE
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dans le Reggianais. I.es palafiltes du lac de Yarèse et celles du lac de Fimon dans le Yicenlin sont sur les confins du silex et du bronze. Les pointes de flèches et les rares haches en pierres du pays suffisent aussi peu que les constructions cyclopéennes pour établir que l'Italie ait eu son âge de la pierre, et cet âge en tout cas n’aura pas duré longtemps Un fait digne de remarque, c’est que le seul grand atelier de fabrication d’objets en silex qu’on ait découvert dans la péninsule, est situé prés de Ruvo, l'ancienne Rubi , dans la Pouille, et la Fouille est la seule contrée de cette même péninsule où l’on ait trouvé un grand nombre de celts en bronze.