‹ L'age du bronze ou Les sémites en OccidentChapitre 157 sur 254 · CH \RS DE GUERRE BIÈRE Î · texte numérisé non relu

CH \RS DE GUERRE BIÈRE Î

Si c'est par la route de l’étain que le char de guerre était parvenu aux Brilanniens, ils l’auront fait connaître par la route de l’ambre aux Scandinaves, l'nc saga peint un vieux roi de la Scanie combattant sur son char de guerre et terrassé d’un coup de massue*.

Les Egyptiens, ne possédant pas de vignobles, avaient inventé la bière : ils préparaient avec l’orge une boisson qui le cédait à peine au vin \ et l’appelaient d’un nom que les tirées prononçaient zyth-os. Elle était en quelque manière inconnue des Sémites1 * * * 5, des Grecs, des Etrusques, des Latins, qui cultivaient la vigne. Tous les peuples barbares de l’Europe au contraire en faisaient leur Inisson favorite ainsi que de l'hydromel. D'après la linguistique, l’hydromel est antérieur à la dispersion de la grande famille aryâ ; car la même racine, metii, qui désigne le vin chez les Aryas du sud et des pays à vignes, a été appliquée à l’hydromel chez les Illyriens, chez les Slaves et les Lithuaniens, chez les Germains et les Scandinaves, chez les Gaulois, les Gy m ris et les Irlandais. Mais il n’en est pas de même de la bière, qui a reçu des noms différents chez plusieurs de ces peuples, et qui chez le même peuple est parfois désignée par plusieurs termes. Chacun d'eux avait-il inventé séparément l’art de la préparer? ou l’avaient-ils tous appris des Egyptiens, comme le suppose M. Nilsson?

La question ne peut être douteuse pour les Grecs : leur vin (l’orge, dont ils faisaient d’ailleurs fort peu de cas et d’usage, se disait zylhos. Les Allophyles leur avaient donc apporté d’Egypte et la chose et le nom.

A Rome, la bière passait pour être d’origine espagnole ou

1 Nilsson, p. 132.

* Diod. 1, 43. Heroil. i, 77.

* Les Arabes ont un vin de palmier dont le nom est le même que celui qui est traduit par cervoise dans nos versions de l'Ancien Testa-

ment, schf.kak. Sous ce nom. on comprenait aussi le cidre, l’hydro-

mel, qui était bien connu des Egyptiens , et enlin la bière, qui serait d’origine non-sémitique.

LES ALLOPUYLES

gauloise. Elle s’appelait en langue ibérique c.elia, ceria, en langue celtique cebvesia qui est le cwref cymri , ou coerma qui est la prononciation grecque du cuirm irlandais, fête, festin. Mais ces mots n'ont aucun ressemblance avec ZYTH-ns, et la linguistique ne confirme point l’ hypothèse qui fait passer d’Egypte en Gaule l’art de préparer la bière. Toutefois le terme zylh-os se retrouve dans les langues celtiques sous la forme de sot, sii;h, qui parait signifier, comme le schekar hébreu, plusieurs espèces de liqueurs enivrantes, l’hydromel suivant les uns, le cidre suivant les autres, peutêtre aussi la bière.

l’ythéas avait trouvé la bière en usage à Thulé ainsi que l’hydromel, et Tacite nous dit que les Germains buvaient une liqueur faite d'orge ou de froment. Il nous paraît probable que les Germains et les Scandinaves avaient reçu des Celtes, des Celles irlandais, cette boisson avec l’étain et le bronze (p. 1 0 4-) . En effet, la bière en Scandinave se dit œi., qui est le eala anglo-saxon , le ale anglais et le aj.es lithuanien, et en irlandais ol signifie boisson. L’irlandais a pour bière les deux termes de laith et de beoir, cymri ber. laith est le leithes des Goths de la Baltique, le lidr Scandinave, le un allemand, qui ont le sens de cidre ou de boisson, beoir est le bior Scandinave, le peor ancien allemand, le bier allemand moderne, qui a donné au français le mot de bière, et peut-être le pivo slave et le pywas lithuanien.

' Voyez pour les matériaux de cette page et non pour toutes nos conclusions, Ad. Pictet. l. 2. p. 318 et suiv.

DEUXIÈME CHAPITRE

Les Phérésiens U

Los Phérésiens ludites adorant Pursée-Macac, le dion bienfaisant , et Astarté bovicorne ; le peuple des dolmens et des trilithes. Ils essaiment on émigrent en Arabie, en Paltiochidc, dans les îles et sur les cdtes de la mer Egée, au Pont-Euxin et au Tyras; eu Egypte, en Italie» en Sardaigne, en Libye» en Espagne, en Cornouailles (Stonelienge) , en Irlande. — Les Ethiopiens de Joppé ou Chavim aux Canaries.

Les Horions ou Ludites de riduméo; troglodytes. Le troglodytisme, résultat du climat et du sol, et non caractère de races; fréquent dans les pays chauds, rarç dans les tempérés; se propage du sud au nord en Occident.

Les Phérésiens on Ludites du Ta-Neler sont les constructeurs des dolmens de la Pérée (p. (57) et les plus anciens ou du moins les plus habiles métallurgistes de l'humanité postdilnvienne (p. 182 et suiv.). Ils avaient pour divinités suprêmes un Baal à la faux, connu des Orées sous le nom de Persée (le Phérésien), et une Astarté bovicorne*. qui est la même déesse que la Dercéto de la ville ludite d’Ascalon et que l’Atergatis des Araméens.

Les dolmens de la Pérée appartiennent à la même architecture que les piliers commémoratifs des Hébreux (p. 40). Lette architecture aboutit au gigantesque trililhe. Les voyageurs n’ont pas découvert de trilithes debout dans la Pérée ni ailleurs dans la Terre-Sainte: mais n’v en aurait-il point de gisant sur le sol ?

En Arabie, le Kaçim, situé dans le Nedjed sur la route de Médine au Bas-Euphrate, possède un groupe de piliers et de trilithes, découvert par M. Palgrave. D’après les traditions des Arabes , quelques-unes de leurs tribus seraient issues de Lud. Nous attribuerons donc aux Arabes ludites ou phérésiens la construction de ces trilithes (p. 60).

1 Knoliel, p. 198 et suiv. — Ed. Rœth, p. 15. — Moyens, t. 2 et 3.

* D'après une de leurs principales villes, Haschthéroth-Carnaim . la r,ité ries statues A’Astarté, portant sur sa télé deux cornes, Gen. 14. 5. — Celle déesse est nommée Atergatis, 2 Mac. 12, 2H.

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