DANS LES ILES BRITANNIQUES
Aviénus', qui puise dans des sources phéniciennes, dit que les Hespérides avaient pour habitants des Ethiopiens. Par ces Hespérides il entend le pays de l’étain, la Cornouailles, et nous ne serions point surpris que la tribu de Joppé eut accompagné les Phérésiens en Britannie. Mais les Hespérides étaient les Canaries, et les Canaries sont bien placées sur la route que Céphée et ses Havim ont dû suivre pour se rendre au Mexique (p. 26) *.
En Irlande on adorait Astarté et Dercéto, la double déesse des Phérésiens, et la légende nationale veut que cette île ait été peuplée ou civilisée par une race orientale, africaine, dont les essaims partaient les uns de la Calice , où les Phérésiens d’Afrique auraient fixé leurs demeures, les autres de la Gascogne et de la Biscaie où nous avons déjà fait arriver, par la grande route commerciale de l’Ebre, les Allophyles (p. 246), et qui nous sont connues depuis nos études préliminaires par leurs villes sidoniennesfp. 108).
Aux Phérésiens qui descendaient de Lud, nous donnons pour frères les habitants primitifs de l’Idumée, les Horiens ou Troglodytes, issus de Séhir par son fils Lotan *. Nous ignorons si les cavernes de ces Ludites étaient naturelles ou factices; mais elles nous avertissent qu’on peut être troglodytes et appartenir à l'une des familles les plus nobles et les mieux douées de l’espèce humaine.
Hors de l’Idumée, mais dans les limites du Ta-Néter, les grottes factices sont fort' nombreuses: à l’est du lac de Tibériade, dans le pays de Gadara ; au nord de ce même lac, dans le Wady el Humam ; puis, à Bostra; à El Remtha (sur la
* Oe»cr. orbis, v. 738.
* Il est vrai toutefois qu'à consulter l'orthographe seule, les Comités tle Joppé. les Chavim, auraient moins de droit à être les Chivini du Mexique que les descendants de Canaan qui portaient exactement le même nom de Cbivim. Mais ces derniers n ont pour soutenir leur titre aucune tradition.
1 Gen. 36, 20; 1 Cron. 1, 38: Deut. 2, 12. 22.