‹ L'age du bronze ou Les sémites en OccidentChapitre 168 sur 254 · MALTE ET GOZZO · texte numérisé non relu

MALTE ET GOZZO

Cossura était l’île desCabires, des Patæques, des dieux forgerons, et ce culte, que nous tenons pour phérésien et allophyle, est antérieur à celui de la Vénus des Tyriens et de leur Melkarth.

Nous ne parlerons pas des silos de la Tripolitaine et de tout le nord de l'Afrique, qui sont une importation sémitique et orientale (p. 247); ni de l'alphabet libyen, qui est sémitique aussi, et qu’on prétend être plus ancien que le phénicien; ni des bas-reliefs symboliques et d’une exécution assez correcte que Itarth a découverts en traversant le Fezzan, et dont le dessin nous parait être tout pareil à celui de certains monuments au nord du Liban ; ni d'une salle en ruine construite en grandes assises et couverte à la manière égyptienne (par encorbellement?), à Djaus sur le plateau cyrénéen; ni des bourdsch' ou tours très-nombreuses, de forme carrée comme les tours de l’Asie antérieure (p. 263), n’ayant pas de porte comme la tour de David à Jérusalem, et éclairées par le haut. Elles sont semées dans la Tripolitaine sur les hauteurs et sur les plaines, et elles servaient, d’après Diodore et Appien, de lieux de refuge et de magasins. D'autres tours circulaires étaient des tombeaux, et les tombeaux de l’époque romaine ont plusieurs étages. Mais nous rappellerons que le Sémite Cadmus avait fondé cent villes le long des Syrtes; que les Grecs avaient appris des Libyens l’art d’atteler les chevaux ; que Neptune était un dieu libyen ; que Minerve avec son égide était née près du lac Triton; que Macar était adoré dans la Grèce occidentale (p. 253); que les Machlyes, voisins de ce même lac Triton, se disaient venus de Troie; que les mythes phérésiens des Hespérides, des Grées, des Gorgones sont africains, et, enfin, que la Grèce et l’Italie, d’après la linguistique ou la légende, devaient à la Libye le miel et la cire, les choux, les pois, les fèves et les lentilles*. Malte et les Syrtes ont été un foyer de civilisation

' Ce mot est. devenu le latin borgus que M. Barlli a lu dans une inscription romaine de l'Empire, au sud de Tripoli. prt»s de Gharia.

* Movers, t. 2, p. 409.

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