‹ L'age du bronze ou Les sémites en OccidentChapitre 177 sur 254 · I.A PÉNINSULE IBÉRIQUE · texte numérisé non relu

I.A PÉNINSULE IBÉRIQUE

gnés de l'Ebre, les Rhodiens étaient probablement les plus grands métallurgistes, et ils ne tardèrent pas à aller euxmêmes acheter de première main l’étain ibère. Ainsi sans doute prit naissance, entre 900 et 800, dans la contrée d’Illihéris et auprès de nombreuses mines de plomb, une nouvelle Rhodes (Rosas), qui éleva un temple magnifique à Diane, à la Diane d'Fphèse, à Astarté la grande déesse des Phéniciens.

Les Phocéens, qui laissaient derrière eux leur ville déserte, n'allèrent point fixer leur nouvelle demeure aux rivps les plus lointaines de la Méditerranée. Ils fondèrent Marseille vers les bouches du Rhône, par delà les Alpes, mais non point vers les Pyrénées. Toutefois ils comprirent fort bien l'importance du commerce de l’étain britannique et des métaux de l’Ibérie. Car de leur ville de Diane-Astarté, ils essaimèrent au loin vers l’occident, et fondèrent : près de Narbonne, Agatha (Agde) ; près de Rhodes (qui passait aussi pour être une de leurs colonies), Emporium où l’on adorait Diane comme à Rhodes; au sud de Sagonte (vers 98:5), Dianium, avec un temple très-célèbre, consacré pareillement à Diane, et deux autres villes moins importantes.

7° Après les colonies grecques qui ont peu marqué dans l'histoire de l’Espagne, vinrent de nouveau des Sémites, les Carthaginois, qui fondèrent vers 228 Carlhagène dans un district de mines d'argent, et qui firent la conquête de la majeure partie de la péninsule.

8° Enfin arrivèrent les Romains, qui la soumirent tout entière à leurs lois. Ils exploitaient tout spécialement les mines de la Sierra Moréna.

Au temps des Romains, l'Espagne et tout spécialement ses côtes orientales avaient déjà une histoire ancienne et glorieuse dont il n’était resté aucun souvenir précis et qui est celle de notre âge du bronze. Ainsi nous compterons avec Aviénus* en suivant les rives ibériques de la Méditerranée;

1 Ora marit. 438-501.

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