‹ L'age du bronze ou Les sémites en OccidentChapitre 209 sur 254 · LES BRIGANTES DE LA GALICE · texte numérisé non relu

LES BRIGANTES DE LA GALICE

nous dirons : de la Cornouailles où demeuraient les Damnoniens , et où s’étaient établis des Ibères, des Ibères sémitisés, les Silures, attirés de la Galice par les mines d'étain de cette presqu’île.

D’autres Ibères de la même Galice avaient peuplé l’Irlande. Le principal peuple de la Galice était- celui des Brigantes, dont la capitale Brigantium (aujourd’hui la Corogne) était célèbre par son phare très-élevé (p. 262)*, et un peuple du même nom occupait l’angle sud-est de l’Irlande. Dans les traditions de ce dernier pays, qui s'accordent ici merveilleusement avec la géographie et l’histoire classiques, Simon lircc ou Bréogan (le représentant des llrigaiites), et les trois frères Ir, Hiber et Hérémon, auraient découvert depuis le sud l’Irlande et y auraient fondé trois royaumes. Hiber est le père mythique des Ivernes, que Ptolémée place dans la Momonie.

Simon Brec avait pour premier aïeul Sera ou Easrou, qui était mort en Egypte, et dont les descendants avait séjourné en Afrique avant de passer en Espagne et de s’établir en Galice. Mais cet Easrou est le Persée de Chemmis, le Perse-Gélule de Salluste, le Perse-Ibère de Yarron, celui qui a semé de dolmens les côtés occidentales de l’Espagne (p. 2 S.’j). Seulement les moines irlandais du moyen-âge, n’ayant pas su résister à la tentation d'identifier les Gœtules et les Gadhèlcs, ont fait arriver d’Asie les Gaëls par l’Afrique et la Galice en Irlande. De nos jours on aurait complété l’hypothèse avec les habitants de Galaad en Terre-Sainte et avec les dallas de l’Abyssinie.

Les Brigantes étaient des Phérésiens celliscs ou des Celtibéres mêlés à des Phérésiens; car ce n’est que par les langues celtiques et japhéliques que ce nom propre peut s’ex-

Les premiers ont la prétention île posséder une histoire certaine et authentique qui remonterait au siècle des plus ancieus historiens latins; les autres n'ont d'autre document historique que leurs triades sans chronologie.

1 « Allissimam pharum. dit Orose 126. et inter pauca incmorandi

operis. >

L’IRLANDE

pliquer, brigaouberg signifiant sommet, colline, montagne. Les Brigantes de la Galice et de l'Irlande sont des montagnards de race celtique, comme les Brigantes du nord de l’Angleterre, ou comme les riverains du lac Brigantinus (de Bregentz, de Constance). Mais dans la Biscaie et la Gascogne étaient des forgerons et marins sémites, des Phéniciens, et les traditions irlandaises parlent beaucoup des Finn, de leur grand héros Fingal, ainsi que d'un roi des Scotsen Asie, Fein Fa>sa, le fondateur des Fein. Finn, en irlandais, signifie marchand ou guerrier, mais il est pour nous le pœn-us des Latins, le phœn-ix des Grecs, le peuple phénicien, et comme Fingal (le Finn-gaulois?) est désigné dans les sources irlandaises sous le titre de duæ e clientelâ I asroniortun, nous ne pouvons voir en lui que la personnification de nos Phéniciens de la Gascogne et de la Biscaie, qui auront colonisé l’Irlande les uns directement sous le nom de Finn, les autres sous le nom de Danaan ou Damnoniens en passant par la Cornouailles. Ces Finn ont pris en Irlande le nom de Ysgodiaid, qui se retrouve dans Ptolémée sous celui de Usdiens, et ils se sont confondus avec les Gaëls ou Scots.

Ce sont les Finn qui auront apporté en Irlande le fer de leurs riches mines de Portugaléte, et comme ce métal venait de la célèbre région de l ’Ebre, il aura pris dans cette île le nom de Ebron (p. 103). Ce sont ces Finn qui auront apporté aux Irlandais les plus anciennes épées en bronze, fabriquées en Biscaie avec le cuivre de l’Aquitaine et l’étain de la Cornouailles, et les premières parures faites avec l’or des Tarbelles (p. 315). Ce sont ces Finn qui auront introduit en Irlande la coutume orientale et cantabre des lamentations bruyantes dans les funérailles (p. 288). C'est par cette même voie qu'aura pénétré d’Orient et d’Arabie ' en Irlande l’usage bizarre de se raser les cheveux sur le devant et les côtés de la tête et de les laisser croître par derrière. C’est pareillement encore d’Ibérie que le manteau talaire et A capuchon

' LCvilique 19. 27.

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