‹ L'age du bronze ou Les sémites en OccidentChapitre 223 sur 254 · LES PLAQUES IRISÉES · texte numérisé non relu

LES PLAQUES IRISÉES

berg, à l'est d’Augsbourg), un vase en contenait 1 *00, partie en or, partie en argent.

La date des plaques irisées ne peut être ni antérieure aux anciennes monnaies grecques dont elles semblent être une imitation, ni postérieure aux philippes daces, dont la forme et les types indiquent un art moins grossier. Nos limites extrêmes sont donc le huitième et le quatrième siècle. Mais elles se resserrent beaucoup par le fait que l’argent n’apparait dans l’Europe transalpine qu’après l’âge du bronze, et que rien ne nous autorise à supposer que les plaques en argent soient d’une autre époque et d’une époque plus récente que celles en or. Les unes et les autres ne peuvent reculer leurs origines au-delà du cinquième siècle, et l’on ne saurait les faire beaucoup plus anciennes que les premières monnaies gauloises.

Leur berceau est la Bohème au temps où elle était habitée par des Celtes. Voici nos raisons à l’appui de cette hypothèse: 1° Podmokl est peu distant d’une laverie d’or, et il est très-vraisemblable que l’or des milliers de monnaies trouvées en cette localité provenait du gite voisin. 2° L'argent abonde dans l’Erzgebirge saxon au nord de la Bohème et à ses frontières sud-est dans les Carpathes Métalliques. Les richesses de Freyberg n’ont été exploitées qu’au moyenâge; mais nous plaçons le peuple mineur des Gothins dans la contrée de Schemnitz et de Kremnilz, qui est celle de la Hongrie la plus riche et en or et en argent. Les Gothins, de race celtique, livraient donc à leurs frères et voisins, les Boiens, les deux métaux avec lesquels ceux-ci fabriquaient leurs monnaies. 3° Ces monnaies ne sont nulle part aussi nombreuses qu’en Bohème. Elles se sont répandues de là, par nos routes du commerce de l’ambre et du bronze, d’une part en Hongrie, en Transylvanie et eu Valachie; d’autre part dans la Thuringe, qui en est très-riche parce que c’est là que ces routes se croisaient en tous sens, dàns la Nord- Allemagne et le Danemark qui sont le pays de l’ambre, et, en moindre quantité, dans l’Angleterre et le nord de la France. 4" L’origine celtique et boienne de ces monnaies

LA GERMANIE

explique comment elles ressemblent aux autres monnaies celtiques et à la fois diffèrent de celles des Gaulois.

E. Germanie *.

Le» UroU âges. — Armes d'après Tacite et bronzes. Vases et idoles en forme d'animaux. — Les mégalithes ; l'Allemagne du nord seule mégalithique. Les dolmens funéraires: tombeaux des Huns, lits des Huns, tumulus; leurs régions. Les piliers et les autels; leurs différences d’avec ceux des Celles; has-rc- Hofs, inscription; identité des mégalithes de Pige de la pierre et de ceux de t'âge du bronze; leur région. Les Erdbourg et les Bourgwall. — Les trois classes de tombeaux : dolmens, tertres, tombelles; inhumation avec crémation, puis crémation avec inhumation. Identité des poteries des trois âges. Même race pendant les trois âges, et 1a lente révolution de ses croyances marquée par la dimension de plus en plus humble de ses tombeaux.

L’état de barbarie où les Germains étaient encore lors de leurs grandes invasions au cinquième siècle de notre ère; l’impossibilité de détacher de l’âge du bronze Scandinave celui de la Nord-Allemagne ; le peu d’intérêt qu’ont excité jusques ici chez les archéologues les bronzes germains; le silence des écrivains anciens sur l’ancienne histoire de celte vaste région ; tout, jusques à la multitude et à la variété des matériaux qui s’offrent à nous en un désordre presque complet, explique l’extrême brièveté et aridité des quelques pages où nous traitons de la Germanie.

Les trois âges. Traversée en tout sens par les routes du commerce sémitique du bronze et de l’ambre et située entre les Alpes et la Scandinavie, qui ont eu leur âge du bronze, la Germanie doit nécessairement avoir eu, elle aussi, le sien.

1 Fr. Kruse, Antiquités allemandes, Halle, 1824-29 , 3. vol. (en ailem.) — K. Preusker, Coups d'œil dans les temps anciens... de la Saxe et despays voisins. Leipzig, 1811-43, 3 vol. (en ailem.). — Keferslein , Vues sur les antiquités celtiques, surtout en Allemagne. Halle, tome 1", 1846 (en aliem.). — Dans le vingt-quairième Rapport (1864) de la Société archéologique pour le Sleswig et le Holstein , le mémoire sur les tombeaux païens, de Weingold, l'auteur des Sépultures païennes en Allemagne, 1859 (en ailem.). — Schreibcr (p. 41)- — Weiss.

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