‹ L'age du bronze ou Les sémites en OccidentChapitre 233 sur 254 · LA LANGUE PRIMITIVE · texte numérisé non relu

LA LANGUE PRIMITIVE

Norvégiens ; car on sait que ces trois peuples ont parlé la même langue à une époque comparativement récente, leurs inscriptions runiques étant d’un seul et même dialecte.

Les Germains et les Scandinaves#étant issus des mômes ancêtres, les monuments de leur première civilisation doivent être identiques entre eux, et aussi avons-nous vu que leurs tombeaux et leurs instruments ne présentent aucune différence de quelque importance (p. 399 et 413).

Les limites de ces tombeaux du premier âge indiquent avec une parfaite exactitude celles des contrées où la population teutonique était assez condensée pour exécuter île grands ouvrages. Au delà vagabondaient les pionniers, enfants-perdus qui nous ont laissé, épars sur le sol, de rares objets en silex.

La plus ancienne population de la Scandinavie étant de race teutonique ou de celle des Ases‘, les plus anciens noms de lieux et de peuples, soit qu'ils se lisent dans I’Iine’, soit qu'ils aient survécu jusques à nos temps, doivent s’expliquer sans peine par les langues du Nord, spécialement par le danois. Il en est bien réellement ainsi.

Le danois seul dit pour ceinture bælt et kat : d’où le Katlégat, les deux Beltet la Baltique3.

Kauronia est le pays de l 'ambre, rav (rau), rafr en Scandinave (p. 130 et 139)*.

Nérigon, de nerige, le bas pays; nom de la plus grande des îles danoises, celle de Séelande, d’où l’on s’embarquait pour Thulé. ISériké est aujourd'hui le nom d’une province intérieure et basse de la Suède.

1 As-Kenaz, fils de Corner, fils do Japhct: dxorum genus ou gens.

* llixt. nat., 4, 27 et 30.

* Cependant nous devons dire, d'après Lelewel, qu'en slave belt signifie passage, et que baltas en lithuanien, bialki en slave ont le sens de lil.me. « L’ile immense de Baltia ou d'Abalcia » devrait son nom à la mer Blanche ou Laiteuse (Amalcbienne) qui l’entoure.

* Notez que l'ambre se dit en germain clés et eu anglo-saxon i.la kk en allemand rehstein. la pierre qui brûle, en lithuanien «ixtaras. en finnois mehikivi

LA NORD-EUROPE

Thulé, de dyua, cacher; le pays caché, nébuleux, inconnu, l’Œstrymnis Scandinave (p. 1 19). Suivant Redslob, ce nom vit encore dans celui de la petite île de Tülü, Tylû, près de Halmstad, sur la côte occidentale de la Gotliie. Dans l’intérieur est la grande forêt de Tylo sur les confins de la Vestrogotliie et de la Nériké.

« I.agnus, golfe qui touche aux Cimbres » : le port de Halmstad, où se jette le I.aganan, et qui était probablement au temps de Pline le centre du commerce entre la péninsule Üimbrique et la Suède.

Scandia, de skan, skogn, forêt : proprement la Scanie et par extension toute la Scandinavie, lin district de la Norvège occidentale se nomme Skogn.

MontSevo: aujourd'hui encore les monts Sève.

Les Hillévions qui habitent, en cinq cents cantons (pagi), la seule partie de ce monde Scandinave, qui fut connue des Romains; de h ella, roc h er : les Hallin de Jornandès.

Dumna : on l’ile Duno, Donna dans l’Helgeland (Norvège) à sept lieues au sud du cercle polaire, ou une des îles danoises.

Bergos, nie montagneuse : Bornholm avec ses hautes collines de granit.

«Iles Oones, où les habitants vivent d'œufs d’oiseaux et d’avoine»; de ok, île : les îles de la Ditmarsie et de la Frise, où l'on se nourrit aujourd'hui encore d'œufs de mouettes et de vanneaux.

Burchana, aujourd'hui Borkum, et Auslrania, aujourd'hui (Eslerney, Y île à l’est de Borkum; les deux principales des i'Ips Glossaires (p. 1 40).

clés, en ancien allemand, ambre (qui avait passé dans la langue celtique des Æstiens, et qui a pris le sens de verre, glas, dans l'allemand moderne), explique (d’après M. Redslob) plusieurs localités du nom de Gleschendorf dans le Holslcin, Glasau près d’Eutin, Glesborg sur la côte E. du Julland et l’ile de Lessoë dans le Kattégat.

Palus Estia (de Pomponius Mêla) : les plaines humides au sud de l’embouchure de l'Elbe, traversées par l’Est et par

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