‹ L'age du bronze ou Les sémites en OccidentChapitre 234 sur 254 · LA CIVILISATION PRIMITIVE · texte numérisé non relu

LA CIVILISATION PRIMITIVE

l’Oost (p. 132), ou dans un sens plus général les rives ditmarses et frisonnes de la mer du Nord , qui pour les Celtes étaient situées à leur orient, oest, ost en danois, est en bas-allemand.

Mer Amalcbienne ou congelée, de MâLK, danois, molken, et Mii.cn, allemand, traire, lait.

Les Teutons qui, dans l’âge de la pierre, donnaient aux lieux de leur patrie des noms dont plusieurs se sont conservés jusques à nos jours, trouvaient dans l'ambre de leurs côtes une substance dorée qui avait la couleur de l’or, la transparence du cristal, et qui faisait tout leur luxe. Ce sont eux qui auront les premiers mis en circulation ces morceaux d’ambre qui parvinrent d'assez bonne heure, de mains en mains, par terre aux Sémites du Danube , du Pont-Euxin et de l'Adriatique; par mer, aux Britons, aux Gaulois; par l’une et l’autre voie aux Etrusques, aux Grecs et aux Orientaux.

Ces mêmes Teutons trouvaient sur les bords de la Baltique des espèces de roches singulièrement propres à être taillées et polies. Ils en firent des ustensiles d’une rare beauté et, comme le premier âge fut pour eux de plus longue durée que pour tous les autres peuples, ils purent développer en plein l’art de travailler le silex*.

Il n’est point surprenant que leur âge de la pierre durât encore lorsque leur parvinrent par l'Europe occidentale les verroteries des Egyptiens ou des Phéniciens. Quant aux cauries, les intermédiaires nous manquent entre la Baltique et l’océan Indien.

* On évalue à 30,000 le nombre des objets en pierre réunis dans tous les musées danois, à 16,000 ceux du musée de Stockholm.

LA NORD-EUROPE

A. Les Antiquité*.

L'inrim'ralion ; le* tertres funéraires et leurs limites. Cas d'inhumation. — I.cs bronzes; leur alliage; leurs espèces, preuves d'une métallurgie indigène; ornementation; incrustation ; coulés, martelés; usage simultané d'outil» en silex. — Objets en or. — Monuments de Peccatcl, de kivik et de Willfara.

De lagc de la pierre à celui du bronze la population de la Nord-Europe n’a point changé. Des marchands étrangers lui auront apporté ses premiers ustensiles en métal et de nouvelles divinités; elle aura été envahie, inondée dans telle ou telle contrée par des tribus d’une autre race. Mais elle n’a point été extirpée, expulsée, remplacée ; car les tombeaux des deux âges offrent des crânes identiques. Elle n’a pas même été troublée dans son lent et insensible développement ; les poteries, qui représentent partout la civilisation indigène , sont toutes semblables dans les deux périodes, comme en Angleterre et en Allemagne (p. 406).

Cependant une transformation spontanée s’est produite, ici comme chez les Germains (p. 407), dans le mode des funérailles pendant l’âge du bronze *. L’incinération apparaît (p. 40 o) et prévaut sur l’inhumation. En même temps la forme des tombeaux se modifie : le haut tumulus s’abaisse et n’est plus qu’un tertre très-peu élevé; de simples coffres de pierres (Kistvaën) ou des urnes ; plus de chambres sépulcrales ni d’allées couvertes, et les enceintes de pierres-levées très-rares. Ces tertres sont la plupart situés sur des hauteurs d’où la vue s’étend sur la contrée environnante et tout spécialement sur la vaste mer. Il existe d’ailleurs des tertres à

1 L'archéologie n'a point encore <lii son dernier mot sur les tombeaux Scandinaves. La distinction quelle avait établie entre ceux de la pierre à corps inhumés et ceux du bronze à os brûlés, est ébranlée plutôt que conlirmée par les fouilles nouvelles, et les exceptions se multiplient an p uni que la règle iinit par être mise en question.

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