OR DF. L’OURAL ET DE LA HONGRIE
si le métal de ces celts et de ces colliers de la Baltique contient une quantité quelconque d’étain, si petite qu’elle soit, ces objets n’ont plus pour nous qu’un très-médiocre intérêt (p. 307).
On aurait pu supposer que les fonderies du Mecklembourg étaient alimentées de cuivre depuis l'Oural. Car c’est de là qu'est incontestablement venu l’or des antiquités mecklentbourgeoises, qui contient, comme celui de l’Oural, de 10 à 18 % d’argent et des traces de platine. Mais nous verrons plus bas que le commerce entre l’Oural et la Baltique ne date que du second siècle de notre ère. S'il est dans les musées de la Nord-Europe des objets en or antérieurs à cette date, le métal en serait originaire, comme le cuivre, de la Transylvanie, le pays des Agathyrses (p. 33), ou des Carpathes Métalliques, le pays des Golhins(p. 393).
Quant à l'étain , les métallurgistes du Mecklembourg, comme au reste ceux de toute de l’Allemagne, le recevaient de la Cornouailles par l’intermédiaire des Celtes ainsi que l'indique le nom de ziN«(p. 104). Mais avec l’étain les Celtes ont apporté aux Gotlis et aux Germains le culte d'une grande déesse, que nous croyons être une Isis IMiaria celtisée.