‹ L'age du bronze ou Les sémites en OccidentChapitre 58 sur 254 · GISEMENTS DE L ÉTAIN, DU CUIVRE, DU PLOMB ET DU ZINC · texte numérisé non relu

GISEMENTS DE L ÉTAIN, DU CUIVRE, DU PLOMB ET DU ZINC

En Crête il y a de l'étain, de l’argent, de l'or, du fer, sur le mont Sphakia et ailleurs'. Nous ignorons s’il existe des traces matérielles que cet étain ait jamais été mis à profit. On inclinerait à le croire d’après les mythes des Curêtes. Mais comment expliquerait-on que les écrivains grecs ne contiennent pas la moindre allusion à l’existence dans une île grecque de ce métal rare et précieux ?

Point d’étain en Asie-Mineure, en Thrace, en Grèce, en Illyrie, en Italie. Mais en Espagne il s’en trouve : dans la vallée du Cinca affluent de l’Ebre ; aux sources du Douro ; dans la Galice, où il est aujourd’hui encore recueilli, toutefois en petite quantité, et dans le Beira (Portugal), où il y a des traces de mines anciennement exploitées. D'après des renseignements officiels ’, « le gouvernement espagnol n’exploite aucune mine d’étain, et les paysans seuls, à côté de leurs occupations régulières, eu recueillent quelque peu dans les rivières des monts granitiques de la Galice et près de Zamora (Léon), sans jamais ouvrir des galeries ni creuser des puits. C’est à peine si les contrées stanniféres de l’Espagne entière occuperaient un mille anglais carré, et tout l'étain du commerce vient d’Angleterre. Il n’existe aucun indice que jamais ce pays ait produit plus d’étain qu’il ne le fait aujourd’hui. » Ces renseignements sont très-précieux, parce qu'ils permettent de constater une grave erreur de Pline. Il traite de fable ce que les Grecs racontaient d'îles de l’Océan d’où l'on apportait ce métal dans des barques d’osier revêtues de cuir; « on sait présentement, ajoute-t-il, que la Lusitanie et la Galice le produisent '. » La Galice était la contrée où le déposaient les vaisseaux marchands venus de la Cornouailles,

' Fournet, p. 311.

* Près de Plan sont trois mines de plomli et d'un étain qu'on dit égal à celai de l'Angleterre. Mais y a-t-il là des vestiges d'une exploitation ancienne?

* G. Smith, the Cassiterides, an inquiry intn the commercial operations nf the Phœnicians, etc. London, 1863, p. 46.

* Hist. nal., 34. 47.

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