‹ L'age du bronze ou Les sémites en OccidentChapitre 69 sur 254 · I.KS NOMS in: CUIVRE CT l)K L'ÉTAIN · texte numérisé non relu

I.KS NOMS in: CUIVRE CT l)K L'ÉTAIN

taient cet tes cuprium à Barvgaza, et aujourd'hui on retrouve dans le pracril le nom de kuphiya , dans le sanscrit celui de kupya avec le sens de cuivre. .Notre nom français de cuivre semble remonter par les Gaulois à cette même époque. Au troisième siècle les Romains disaient indifféremment ces ou cuprum, et sous ce dernier nom, leur cuivre parvenait aux Ibères, aux Germains, aux Scandinaves, comme le prouvent manifestement les termes de cobrea basque*, kupkkr allemand, kobbeh danois, copper anglais, koppar suédois’.

2° Le cHALkos des Grecs n’a point franchi les limites de leur patrie, de leurs colonies et de leurs conquêtes, et ne se retrouve dans aucune langue étrangère. Mais le berëzva zend a produit le burino, pirinu persan, qui s’est répandu dans toute l’Asie occidentale, comme cuprum dans l’ouest et le nord de l'Europe, burinc, berintsch est devenu entre autres l’arménien bg’inz.

Passant du cuivre à l’étain, nous devons avant tout noter que d’ordinaire le même nom désigne à la fois Y étain et le plomb : ainsi plcmbith en latin olovo et alwas en slave et lithuanien; anak et sans doute aussi abar dans les langues sémitiques; razaz en arabe; tima en malais.

Si nous recherchons les plus anciennes traces de la connaissance de l'étain, il nous paraît qu’on peut les poursuivre jusques aux temps antérieurs à la dispersion des familles primitives. En effet, le nom sanscrit de ce métal, patira, se retrouve à l’autre extrémité de t'Ancien-Monde, dans le nom

' Les Basques ont pour leur cuivre deux noms qui leur appartiennent en propre: crraida. pareil A l'or (irrea) et alamehea.

* Le commerce romain et occidental n'a point étendu scs relations immédiates jusque chez les Slaves, les Lithuaniens, les Finnois de la Baltique: car ces peuples désignent ce métal par des noms qui leur sont propres. Les Hongrois (khtz) et les l.appons (air) ont certainement reçu leur premier cuivre des Allemands (aiz, erz).

1 Aristote nomme encore l'étain «le plomb tyrien ». Bcckmann, t. 4, p. 349. Les Latins et les Arabes disaient plomb blanc pour l'étain, et plomb noir. Anus, en arabe plomb et étain, a pris le sens unique d étain en chaldéen (anak) et en éthiopien (naeke)

ETAIN. KSI1T K Dll. A BTS A 90

irlandais péatar. Dp même dans la rare sémitique, le nom d'.ANAK et peut-être aussi celui d'ABAR sont communs à tous ses peuples, même aux Ethiopiens que le commerce n’atteignait certainement pas sur leurs hauts et inaccessibles plateaux.

Parmi les noms que portait l’étain chez les plus anciens peuples civilisés, il en est deux qui n’ont pas franchi les étroites limites de leur patrie. C’est le ksrt des Egyptiens et le b'iui. des Hébreux qui, les uns et les autres, ne prenaient point une part active au commerce étranger.

La plupart des égyptologues traduisent dans les inscriptions des Pharaons ksbt, kesbet. cheswet par étain: mais d’autres y voient le lapis lazuli. En copte l'étain se dit baçnes et thram. Ce dernier nom serait-il le tima des Malais? Il est fort remarquable que le premier serve à désigner la métallurgie en général, mntbeçnet, et tout ouvrier en métal, BAÇNET.

Le terme hébreu, b'dil, signifie étymologiquement ce qui se sépare, ce qui doit être séparé, et a pour premier sens celui de scories, qal’uus en arabe a un sens analogue*.

Les noms suivants: ab’tsa, ebro, kasdih, sémitiques, qai.a ibérien. ystaen et peatar celtiques ont, au contraire, chacun leur province géographique dont le commerce a tracé les vastes limites.

a) Le chaldéen ab’tsa vient d’un radical chaldéen et araméen abats, bouts, bats, bits, être brillant, excellent, éminent. Nous avons hasardé l’idée que la ville des Dranges, Abeste, devait son nom à l’étain dont elle aurait été le grand entrepôt vers l’orient (p. 8(>). A l’occident, dans la Terre- Sainte, était Ebets qui était échu en partage à Issacar* et qui, d’après Gésénius, pourrait être aussi une cité de V étain. Malheureusement pour nous, l’étymologie de l’une n’est pas plus certaine que celle de l’autre : Ebets pouvant être tout

• Esaïe 1. 2.). Comp Pline, Hist. nat. 31. 17, où stasxim est le premier liquide qui conte du minerai de plninli. Ilcrkinnnn 1.4. p. 331 et suiv

* Jos. 19. 20.

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