‹ L'age du bronze ou Les sémites en OccidentChapitre 90 sur 254 · I.ES ROMAINS · texte numérisé non relu

I.ES ROMAINS

douzaines dp barres et de cubes d’étain estampillés du nom des empereurs romains qui se sont succédé de Claude * à Antonin et à Vérus*. Enfin le commerce maritime entre la Bretagne et l’Espagne n’était point suspendu ; car Pline5 luimême nous apprend que « de C.adès on navigue aujourd’hui sur tout l’Océan autour de l’Espagne et des Gaules, » et les voies romaines dans l’occident des Gaules convergent, entre la Loire et la Garonne, sur certains points de la côte qui étaient incontestablement des ports de mer. Nous sommes donc réduit à supposer qu’à Rome on ne possédait aucun renseignement direct sur la Cornouailles.

Cependant après Pline une révolution s’opère dans le commerce de l’étain. Appien*, au deuxième siècle, nous dit que les peuples de l'empire romain ne naviguent pas sur la mer occidentale et septentrionale. Le commerce abandonne donc Gadès, ses navires ne se rendent plus en Britannie, l’étain de la Cornouailles n'arrive plus en Galice ni peut-être même en Gaules. Ainsi s’expliquerait pourquoi Vérus est le dernier empereur dont le nom se lise sur les briques de l’étain briton, et pourquoi les monnaies romaines, à dater du commencement du troisième siècle, ne contiennent plus d’étain. On se bornait à ajouter quelque peu d'argent au cuivre pour augmenter la valeur de la monnaie.

A dater de Claude-le-Gothique l’étain et le plomb réapparaissent en commun dans les monnaies de l’empire, où on les a suivis jusques à Constantin-le-Grand. Nous serions tenté de fixer à cette époque la première exploitation des sables

guste à Néron est allie au cuivre seul. Il paraitrait que le zinc a eu un temps de faveur, pendant lequel on a négligé pour lui l'étain , qui. d'ailleurs, n'aurait point fait défaut. De Trajan à Marc-Aurèle, le zinc se mêle au cuivre et à l'étain, et il le fait dans une proportion qui croit d'abord régulièrement (17. 22. 27 °/0) et qui décroît ensuite de même (19. 15. 10. 6).

' Claude avait soumis la Bretagne en seize jours.

* Dans la Cornouailles même, on a déterré des vases d'étain dans des ruines romaines.

» Hist. nat., 2. 67.

* Hist. rom., 2, p, 423.

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