LES ROUTES DE L'ÉTAIN BRITANNIQUE
tiu Route du Rhin vers le Rhône et vers le Pô; celle roule est plutôt celle de l'ambre ;
7° Route maritime de Gadès par la Galice et la Bretagne.
La route de Gadès et celle de l’Ebre sont phéniciennes, l’une tyrienne, l’autre sidonienne. Celle de la Garonne est sidonienne, puis gauloise. Les autres sont uniquement gauloises, au moins jusques aux Alpes.
Tableau chronologique des roules de l’étain britannique.
Datra
TtricM *m «U4*a
«Uealtw de l’Etoa
Liaale* errUrnuIra
Gaule» orientale!
Haaaln du P*
Avant 1500 (1400-1300)
11» font à Dertosa et lao» le baïuo de l'Etre le commerce de»
lirrre» precieuae* et le» métaux.
lit vont de la Bitraie chercher l’élaiu en Cornouaille» et décuuvrent l'OEstryaum [route 4).
Ln Philistin» ou Péa»grs font à Adria le uuunerce de l'ambre, [ui leur arrive du Dan-mark par le Rhin et • Pè (route 6).
Il» reçoivent avec 'ambre par le Rhin l'étain, qu'apportent ♦suis doute le» Calète».
Age du bronte tran- «apeunin
Il» ouvreut à l'rtain la route (2) da la Garonne.
Ln Santoot rt In Armoricain» prennent une part active au Commerce tidonien.
Age da broute. Gloire •le» 0»î»tiiieu».
Ln Ty rien» remontent la «allée du Rhône
(tftOO-OOO)
l.« T y rien* fondent Gidn.
Ln Gidiltini découvrent U «oie océanique (7) de l'étaïu.
Ir« Ibères eoloni- »rut In îles Caasitéridri.
Le» ville» «iilonienne» do la Bivcaie périttent ; la roule de l'Ebre e»t abandonnée
Le» Venète» •accèdent aux Ovitaniens.
11» font de» lac» romand* le» entrepôt»
de leur* bronte». Le»
Santon» et le* Calètn y apportent l'étain (route» 8 et 5). Age du bronte romand .
Fin de l'âge da bronte gauloi». Epée* de fer.
Boute de la Loire (4) ouverte par ln Armoricain».
Fondation de Marseille.
Le» Gaulois dan* le bassin du Pô (580).
Fin de l'âge du bronte Irunsaprnnin ou cisalpin.
Fin de l'âge du brome romand. Epée»
de fer de* HeUétien*.
Ere chrétienne «00-200
Prospérité immeuse de Gadès.
Tout commerce «u le* côte* océanique» d l'Europe cette
Le commerce de l’rlain *e fait par la Garonne, la Loire, la Seine et le Hbin.
Le» mine» de la Cornouaille» «ont abandon née», et l’on commeace à exploiter l'étain d» la Gaule occidentale.
SIXIÈME CHAPITRE'
Commerce île l’ambre.
I.es noms «*l les mythes de l'ambre prouvent que des Sémites l'ont découvert. — La péninsule Danoise, vrai pavs de l'ambre, et non la Prune orientale. La Rauronie. — L'ambre arrive du Jutland aux Philistins d'Adria et aux Phéniciens de la Ligurie par le Rhin et la Sui-se romande : aux Sidoniens de la Hiscaie par la iner; aux <>au!ois et rux Massa liotes par le Rhin et le Rhône: aux Phéniciens du Pont-Euxin et aux Venètes de I Adriatique, par Larnoute et par le Danube ou par l'extrémité des Alpes. Le bassin du Danube, terre phénicienne, inconnue des anciens Route de Kugen au Brenner. Roules de Ptolémée , de ('.arnontc h la nier du Nord et à la Baltique. Route de la Prusse orientale au Pont-Euxin, vers l'ère chrétienne.
L’ambre était connu de l’ancienne Egypte où, d’après Pline, il portait le nom de sacal.
Ce nom se retrouve dans les saints Livres des Hébreux où il désigne sous la forme de schechelelh, un des trois aromates dont Moïse devait composer l’encens du tabernacle*. II est bien vrai que les Septante, saint Jérôme, la Vulgate, les traductions modernes entendent par schechelelh. l’onyx marin, la blalta byzantina, le coquillage qu’on recueille dans les marais de l’Inde et dont l'écaille odorante est aujourd'hui encore très-recherchée des Orientaux. Mais l'identité de scheehel-eth et de sacal donne un très-grand poids à l'opinion de ceux qui attribuent à ces deux termes le même sens d'ambre. L’ambre aurait donc été connu des Israélites et des Egyptiens dés les temps de Moïse.
Il est assez probable que ce nom de schechel ou sacal
' Pline. Hist. nal., HT. 11 et 12. — Redslob, Thulé. — • Herm. Muller. Le monde grec dans le nord, 1844. ch. 4 (en allem ).
• Exode, 30, 34