‹ L'age du bronze ou Les sémites en OccidentChapitre 94 sur 254 · I.i: VRAI PAYS ni: l'amrri · texte numérisé non relu

I.i: VRAI PAYS ni: l'amrri

logues Scandinaves ne sont même point éloignés de croire que la configuration du Danemark a éprouvé des changements très-considérables depuis l’apparition de l'homme; qu'ainsi , par exemple, l'homme aurait été témoin de la révolution géologique qui aurait isolé la Scanie ou le sud de la Suède, des terres danoises et des côtes allemandes de la Baltique actuelle.

On admet généralement que les Phéniciens et les Orées recevaient leur ambre, non du .lutland, mais de la Prusse, non de l'Elbe, mais de la Yistule. Cette erreur repose essentiellement sur la singulière coïncidence du nom des Yénétes dont le territoire touchait aux bouches du Pô, et du nom des Yénèdes qui habitaient la côte prussienne de l’ambre. On a dit que les Yénèdes ou Wendes, de race slave, uniques détenteurs du succin, avaient envoyé une colonie au fond du golfe Adriatique où ils le livraient aux peuples commerçants «le la Méditerranée. Mais rien ne prouve que dans les temps les plus anciens les Vénètes aient fait le commerce de l’ambre, ni surtout qu’ils fussent slaves par leurs mœurs et leur langue. D’après la tradition grecque, ils étaient originaires de la Paphlagonie, où Homère place le peuple des Hénèles ; Hérodote les suppose illyriens comme leurs voisins de l’est, et Polybe déclare positivement qu'ils n'étaient point des Celtes comme leurs voisins de l’ouest et du Pô. Cependant les Celtes de l’Armorique comptaient un peuple du nom de Yénêtes qui aurait eu pour le moins autant de droits que les Yénèdes de la Prusse à réclamer pour leurs (ils ou leurs frères les Yénétes de l’Adriatique. Tout indique que, les Celtes, les Slaves, les Illyriens, appartenant tous à la même famille des langues japhétiques, telles de leurs tribus ont pu prendre le même nom dans les contrées les plus distantes, sans qu’il soit nécessaire, pour expliquer ces homonymies, d'avoir

son Periple (2, 33) divise les côtes de la Cbersonèse cimhriqne en sept portions dont il donne l'étendue en chiffres très-précis. Ce qui suppose que les vaisseaux doublaient d'ordinaire le cap Skagen.

i:« LE COMMERCE DE L AMBRE

recours à îles migrations lointaines, dont nulle tradition n’aurait d’ailleurs gardé le souvenir.

t> qui prouve directement que la Prusse orientale, la Courlande ou la Livonie, n’out point été dans ['antiquité le foyer du commerce de l'ambre, c'est que les tumulus qui caractérisent l'âge de la pierre taillée et de la hache polie, font presque entièrement défaut dans ces contrées, et que ceux mêmes du bronze y sont fort rares. Il est évident que, pendant la première de ces deux longues périodes, dont la seconde déliasse l’ére chrétienne, ces pays ont été habités par des peuples sauvages qui n'avaient aucune industrie et ne faisaient aucun commerce.

Hérodote, dans la description si détaillée et si exacte qu’il nous a laissée de l'Europe orientale, ne fait pas la moindre allusion à l'ambre de la Baltique orientale. Le succin n'arrivait donc point de son temps par les plaines du Dnieper aux colonies grecques des côtes septentrionales du Pont Euxin.

Pvthéas connaît bien dans le pays de l'ambre les (luttons ou Gotlis ; mais, à cette date, ils ne dépassaient pas vers l'orient les bouches de la Vislule.

Tacite le premier semble parler de l'ambre de la Prusse à propos des Æstiens. Mais ces Kstiens (nous le verrons) sont, selon toutes les apparences, une branche du grand peuple celtique des timbres, et ils habitaient, au sud de l’embouchure de l’Elbe, les contrées basses où coulent VEst et VOosl.

Enfin , pour corroborer tout ce que nous venons de dire sur l'exploitation relativement récente de l’ambre prussien, ajoutons que parmi les monnaies grecques, peu nombreuses, trouvées dans la Prusse orientale, la Courlande et la Livonie, les plus anciennes sont des temps d’Alexandre-le-Grand*.

' On a bien trouvé des monnaies grecques d'une époque plus ancienne dans la Posnanie. près de Broun ;rg, à Nnckel, entre la Netze et la Vistule. Elles sont d'Egine et d'Athènes et datent du cinquième ou même du sixième siècle. Mais elles sont une énigme fort difficile à déchiffrer. Elles sont mêlées à des monnaies de Marseille, et, comme nul Grec du Pont,-Euxin ni de Marseille n’avait visité avant Pvthéas les pays de l'ambre, elles auront appartenu à un marchand indigène, germain,

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