‹ L'agent de change, ou, Une fin de mois drame en trois actesChapitre 18 sur 38 · SCENE II · texte numérisé non relu

SCENE II

Les Mêmes , CERNEVILLE.

cerneville, se jetant dans un fauteuil et s' essuyant le visage.

Me voilà revenu.

Gustave , tremblant.

Monsieur, vous quittez M. de Laroncière, n'avez-vous rien gasur cet homme impitoyable ?

cerneville.

M. de Laroncière n'est point dur, c'est un homme juste : chargé par le ministère d'ordres pressans, il trouve un vide immense dans une caisse qui devait offrir de grandes ressources ; il m'a objecté mes principes , )e suis resté muet. II allait faire saisir les papiers de monsieur.

Gustave, effrayé.

Saisir les papiers!

CERNEVILLE.

A peine ai-je obtenu de lui le temps de venir prendre quelque éclaircissement sur une aventure aussi incroyable. Je n'en puis donner aucun , mon ami.

Je rougirais toute ma vie d'avoir été le vôtre, si vous étiez coupable d'une si basse infidélité.

DARMANCOURT.

Rougissez donc, car je le suis.

cerneville, s' échauffant.

Yous l'êtes!

GUSTAVE

Cela ne se peut pas.

cerneville , d'un ton plus doux.

Avez-vous eu l'imprudence d'obliger quelqu'un avec ces fonds? Parlez... Au moins , vous avez une reconnaissance, un titre, une excuse qui permette à vos amis de s'employer pour vous.

DARMANCOURT, tixamut.

Je n'ai pas dit que j'eusse prêté l'argent.

CERNEVILLE.

Tous l'aviez lundi.

gvstave , tremblant.

Hier encore, je l'ai vu. mon père.

CERNEVILLE.

Trois cent mille francs à vous, destinés à l'établissement de votre ûls, où sont-ils?

DARMANCOIRT.

Toutes les pertes du monde me toucheraient moins que l'impossibilité de justiûer ma conduite.

CERNEVILLE.

Vous gardez le silence avec moi?

GCSTAVE.

Mon père !...

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