DARMA>COURT
MonseurDubreuil,c'estiVvousque je me suis confié; et le premier devoir de l'honnête homme n'est-il pas de garder le secret qu'il tient de la confiance et de l'amitié ?
DIBRECIL.
Monsieur, je me tairai. . . . Mais pour l'exemple des hommes, il faudrait bien que de pareils traits. . .
DARMANCOURT.
Laissons la maxime et l'éloge aux oisifs ; faisons notre devoir ; le plaisir de l'avoir rempli est le seul prix vraiment digne de l'action. Que fait mon fils ?. . . J'en suis inquiet. . . L'avez-vous vu ?
DIBREUIL.
Ah! c'est pour lui surtout que je vous presse. Il a répandu devant moi des larmes si amères, et m'a quitté avec une impatience, un sentiment si douloureux... Mais quel danger de vous confier à lui?.. Encouragé par votre exemple , il se calmerait, il vous consolerait.
DARMA.NCOURT.
Me consoler, mon ami? l'Expérience de toute ma vie m'a montré que le courage de renfermer les peines augmente la force de les supporter. . . . Sauvons-nous d'un attendrissement inutile.
( // sort. )