‹ L'agent de change, ou, Une fin de mois drame en trois actesChapitre 27 sur 38 · DARMA>COURT · texte numérisé non relu

DARMA>COURT

MonseurDubreuil,c'estiVvousque je me suis confié; et le premier devoir de l'honnête homme n'est-il pas de garder le secret qu'il tient de la confiance et de l'amitié ?

DIBRECIL.

Monsieur, je me tairai. . . . Mais pour l'exemple des hommes, il faudrait bien que de pareils traits. . .

DARMANCOURT.

Laissons la maxime et l'éloge aux oisifs ; faisons notre devoir ; le plaisir de l'avoir rempli est le seul prix vraiment digne de l'action. Que fait mon fils ?. . . J'en suis inquiet. . . L'avez-vous vu ?

DIBREUIL.

Ah! c'est pour lui surtout que je vous presse. Il a répandu devant moi des larmes si amères, et m'a quitté avec une impatience, un sentiment si douloureux... Mais quel danger de vous confier à lui?.. Encouragé par votre exemple , il se calmerait, il vous consolerait.

DARMA.NCOURT.

Me consoler, mon ami? l'Expérience de toute ma vie m'a montré que le courage de renfermer les peines augmente la force de les supporter. . . . Sauvons-nous d'un attendrissement inutile.

( // sort. )

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