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La séroréaction pourra encore être utile pour dépister des infections dont la nature exacte est difficile à préciser, même à l’autopsie du malade.
Dans certaines infections, en effet, dues à des microbes saprophytes, tels que le staphylocoque, le colibacille, le proteus, qui sont les agents habituels des infections agoniques et cadavériques, la constatation post-mortem d’un de ces microbes dans les viscères n'implique pas forcément qu'il ait joué un rôle dans l’étiologie et l’évolution de la maladie.
La réaction agglutinante du sérum du sang prélevé à l’autopsie peut, par contre, témoigner, comme l'ont montré MM. Lannelongue et Achard pour le proteus (1), de l’existence d’une infection effectuée, et faire rejeter l'hypothèse d’un simple envahissement cadavérique.
De toutes ces constatations, il ressort que c’est surtout par l'élude systématique du sérum, qu'on arrivera à mieux connaître la complexité des processus, les infections larvées, non mortelles, non septicémiques, comme celles dont nous
venons de donner des exemples.
(1) LanneLonGue et AcuanD, Académie des sciences, 5 octobre 1896.
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