‹ L'Agglutination du PneumocoqueChapitre 9 sur 38 · CHAPITRE II · texte numérisé non relu

CHAPITRE II

Recherches cliniques.

SomwatRE. — Etude de la séroréaction chez les malades. — Technique particulière : on utilise le sérum des ventouses scarifiées.

Faculté, parfois nécessité de retirer le pneumocoque de la gorge du malade. . |

Exposé des résultats : 86 malades infectés par le pneumocoque ; 100 cas témoins.

Pneumonie lobaire : le moment de l’agglutination maxima coïncide avec l’époque de la défervescence. — Cas dans lesquels, pour obtenir la réaction, il faut ensemencer le pneumocoque de la gorge du malade ; diversité des échantillons de pneumocoques en face de la réaction agelutinante. — Epoque de disparition du pouvoir agglutinatif.

Pneumonie secondaire. — Bronchopneumonie. — Lésion pneumococcique sans pneumonie concomitante. — Septicémie pneumococcique terminale : lagglutination fait défaut, — Infection pPneumococcique larvée (grippe, purpura, splénopneumonie, tuberculose aiguë, angines).

Pneumopathie à microbe différent mais voisin du pneumocoque,

Avant d'énumérer les différents cas d’affections à pneumocoques sur lesquels a porté notre étude de la propriété agglutinante, il nous faut décrire, pour n'avoir plus à y revenir, les différents temps de la technique du procédé que nous avons suivi. Le fait qu’il soit nécessaire, pour avoir un résultat appréciable, d’ensemencer une certaine quantité de sérum (un centimètre cube environ) n'exclut pas le procédé de la simple piqüre du doigt, usité couramment dans le séro-

diagnostic de Widal ; mais on conçoit qu'il ne soit pas tou-

oh

jours possible, même si l’on a soin d'exprimer le doigt de sa racine à son extrémité, d'obtenir un nombre suffisant de gouttes de sang.

La prise du sang au niveau des veines du pli du coude, au moyen d'une aiguille enfoncée directement dans le vaisseau et adaptée, au niveau de sa monture, à un petit tube de caoutchouc, permet de recueillir, dans des conditions parfaites d’asepsie, la quantité de sang dont on a besoin.Cette petite opération, délicate, mais très utile pour Îles recherches de laboratoire, ne peut évidemment entrer dans la pratique journalière.

fl n’est d’ailleurs pas indispensable, pour l'étude de la séroréaction pneumococcique, d’avoir à sa disposition un sérum rigoureusement aseptique; les germes saprophytes de la peau ne se développent pas assez rapidement dans le sérum de sang humain pour ètre l’occasion de causes d'erreur. Aussi est-il suffisant, et c’est le procédé de choix, d'utiliser le sang fourni par l’application de ventouses scarifiées, à laquelle, dans les affections thoraciques, on est si souvent amené à recourir. À la rigueur, une seule ventouse peut fournir une quantité suffisante de sérum.

Dans le sérum ainsi recueilli, réparti en tube, on ensemence le pneumocoque, et l’on porte le tube à l’étuve à 37 degrés. Le milieu de conservation que nous avons préconisé (sang dilué) permet d’avoir toujours dans le laboratoire un pneumocoque vivant. Comme nous l'avons déjà dit en exposant la technique générale de la méthode, il est prudent de le rajeunir, en le repiquant dans un tube de sérum de lapin.

Si l'on manque de pneumocoque cn culture, il est tou-

jours facile de s'en procurer, étant donné que ce microbe

végèle à la surface de l'amygdale chez tous les individus sains ou malades (1). Il suffit d'ensemencer une goutte de mucus amygdalien dans un tube de ce milieu d'élection qu'est le sérum de lapin, et d'inoculer cette culture première, toujours impure, à la souris, pour obtenir le pneumocoque à l’état de pureté en aspirant une goutte de sang du cœur à l’autopsie de lPanimal.

Même si l’on possède une culture de pneumocoque au Jaboratoire, il est des cas, comme nous le verrons dans la suite, où il est nécessaire d'isoler le pneumocoque de la gorge du malade, pour pouvoir l’ensemencer dans le sérum qu'il s’agit d'étudier.

Telles sont les particularités spéciales à la recherche de la séroréaction chez les malades : les autres points de technique, de même que les aspects différents sous lesquels peut se manifester la réaction, ont été décrits au premier chapitre.

Exposé des résultats. — Nous avons pratiqué la recherche de la séroréaction pneumococcique chez 186 individus, dont 64 atteints de lésions variées dues au pneumocoque, 22 malades chez lesquels le rôle pathogène du pneumocoque n'était d’abord pas évident, et 100 sujets absolument sains ou souffrant d’affections non pneumococciques, lesquels constituent 100 cas témoins.

Les 86 observations où le Pneumocoque intervient peuvent être classées sous les rubriques suivantes :

1° Pneumonies lobaires, . . SR SE RU AE Le 2° Peumonies secondaires . Rires PL 3 Bronchopneumonies . . , . PR ‘

(1) F. Bezançon et V. GRiFroN, Présence constante du pneumocoque à la surface de l’amygdale, Soc, méd. des hôp., 15 avril 1808.

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