‹ L'agonie d'IsraëlChapitre 15 sur 50 · Zoologie des anciens Grecs et Romains. Gotha · texte numérisé non relu

Zoologie des anciens Grecs et Romains. Gotha

est encore affirmée par les phénomènes produits chez les individus par le parasitisme.

La dégradation première qui découle toujours de cette situation nouvelle faite à l'organisme se traduit uniformément par une altération plus ou moins complète des fonctions génitales, absolument analogue à celle que l'on constate dans les phénomènes d'arénoïdie.

Les insectes hyménoptères du genre Andrena sont fréquemment infestés par les Stylops qui vivent sur eux en parasites. Quand cet accident leur survient, de suite il se manifeste des modifications importantes.

En général, une Andrène stylopisée a la tête plus petite qu'un individu normal de même espèce, l'abdomen plus globuleux, le tégument de ce dernier organe parfois décoloré, sa ponctuation moins marquée, sa villosité plus abondante et plus longue sur les derniers segments, et présentant une tendance marquée à prendre vers l'extrémité une teinte d'un roux doré chez les espèces où les poils de cette partie sont fauves ou même bruns. Enfin, ce qui est plus remarquable, la femelle a les pattes postérieures plus

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grêles, leur brosse plus ou moius réduite, parfois nulle, et dans les espèces dont le mâle a la face blanche ou jaune, la femelle acquiert des taches de cette couleur ; l'aiguillon lui-même devient plus petit '.

C'est, on le voit encore se dégager de ces observations, le sexe mâle qui tend à disparaître le premier, comme étant le moins nécessaire ; en effet, quand la femelle est attaquée par le parasite, nous la voj'Ons immédiatement prendre, comme premier degré de dégradation sexuelle, certains des caractères extérieurs du mâle.

Du reste, chez les êtres où la vie parasitaire est la règle habituelle, le mâle est toujours plus dégradé que la femelle, et, fréquemment, il se trouve parasite lui-même de celle-ci, passant son existence sur son épouse, vivant à son entier détriment, et n'ayant plus d'autre valeur que celle d'une vulgaire glande génitale.

En ce dernier cas, qui est la règle normale chez

1. Bulletin scientifique du nord de la France et de la Belgique, année 1887, numéro de janvier et février. — Alfred Giard. La castration parasitaire, p. 14 et 15.

la Bonellie, — où, nous apprend le naturaliste russe Kowalewsky, les mâles ressemblent à des Planaires et se tiennent leur vie durant dans les conduits excréteurs de l'appareil sexuel femelle, — et chez certains crustacés de l'ordre des Girripèdes, — où le mâle demeure en parasite fixé sur le corps de la femelle, — la démonstration est absolument complète et concluante.

La supériorité physiologique appartient bien à l'expression femelle !

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