‹ L'agonie d'IsraëlChapitre 19 sur 50 · Le Talmud, tr&iié Jebam, p · texte numérisé non relu

Le Talmud, tr&iié Jebam, p

Et, c'est ainsi qu'en 1869, nous voyons l'un des plus autorisés d'entre eux, M. Is. Gahen, directeur des Archives Israélites, après avoir vivement combattu l'établissement en Alsace des colonies agricoles isra élites, notamment en vertu de cette circonstance que « la classe des laboureurs est moins bien rémunérée quoique le métier soit des plus rudes, et cela par la raison très simple qu'il faut bien peu détalent ou de science pour tracer un sillon ou battre un tas de blé », ajouter comme arguments péremptoires à l'appui de sa manière de voir :

Quand il s'agit de nos coreligionnaires, il y a deu points qu'on ne doit jamais perdre de vue :

Le premier, c'est que, en dirigeant l'éducation de la jeunesse Israélite, il ne faut pas méconnaître notre mission. Le Seigneur a dit: Vous serez un royaume de Cohenin ' ; »et c'est afin que nous le devenions que Juda a dû être dispersé parmi les nations. Ce n'est pa^ en nous attachant au sol que nous remplirons notre destination ; c'est l'industrie, l'esprit de commerce et d'entreprise qui nous 1. Caste de prêtres.

pousse à quitter le sol natal (trop souvent par les persécutions) et à devenir le lien des peuples ^

On imaginerait difficilement un cynisme plus marqué, en même temps qu'une ignorance plus profonde et une outrecuidance plus vive.

Nous sommes un peuple de Cohenins et, par suite, n'avons que faire de concourir à la prospérité humaine! Le juif n'a point à être laboureur, ni soldat ; être banquier, amasser de l'or est son

seul vrai rôle.

Au reste, pourquoi donc cultiverait-il la terre, et pourquoi dèfendrait-il une patrie, lui qui n'en reconnaît pas ?

C'est en vérité un fait constaté que les juifs sont, toutes proportions gardées, moins nombreux dans les armées que les autres représentants de la population.

Dans une correspondance adressée de Vienne en 1876, au Français, on lisait :

« Un journal militaire a publié dernièrement

1. Archives Israélites, ii' 2, du 15 janvier 1869, t, XXX, p. 53.

des détails intéressants sur la proportion des

dififérents cultes dans l'armée autrichienne. Il en

résulte qu'il y a 10 soldats sur 1.227 catholiques,

10 sur 1.436 protestants, 10 sur 2234 grecs schis-

matiques et 10 sur 3.899 israélites. Ces derniers

fournissent donc à l'armée un contingent de

beaucoup inférieur à celui des autres confessions.

Sur 1.400.000 juifs habitant la monarchie, il n'y

a que 3.528 soldats. Onen conclut ou que les cas

d'incapacité physique sont plus nombreux parmi

eux, ou qu'ils ont Fart d'échapper au service

militaire en ouvrant à propos leurs porte-monnaie

toujours bien garnis. »

Les deux hypothèses sont justes l'une et l'autre,

nous le verrons par la suite. Au surplus, ce n'est

pas seulement dans l'armée autrichienne que

ces faits se constatent, mais encore dans toutes

les armées, à commencer par la nôtre.

Un autre trait significatif et qui marque bien

nettement combien les juifs sont demeurés inaccessibles à tout mouvement vers le mieux, c'est la façon dont ils considèrent la femme. Pour elle.

ils ont gardé cet antique mépris qui a fait dire à l'auteur de la Genèse : « In dolore paries filios tuos, et siib viri 2^otestate eris. Tu enfanteras dans la douleur et vivras sous la loi de ton mari ^ »

Ce dédain de la femme, il est à présent l'unique apanage des peuples non civilisés, et, à l'exception de la race juive, pour le rencontrer en Europe, il nous faut aller en Russie, chez les Tcheremisses, tribu que nous savons du reste être en voie de dégénérescence marquée.

Chez les Tcheremisses, l'inidx.^.ité de la femme est accusée surtout en matière religieuse :

Les cérémonies religieuses et les sacrifices ont lieu dans des forêts ou des bois sacrés, situés en plein air, et qu'ils appellent Kérémet: c'est ordinairement dans des forêts ou des bois sacrés, et là où il ne s'en trouve pas, il faut absolument qu'il y ait au moins quelques arbres auprès ; les bois de chêne sont préférés pour cela à tous les autres. Le Kérémet est entouré d'une barrière, il a ordinairement de 10 à 20 toises d'éten-

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