Genèse
due ; on y pratique trois portes, la première àl'occiient pour l'entrée et la sortie du peuple, la seconde à l'orient pour introduire les \ictimes, et la troisième lu sud pour apporter l'eau ; il est sévèrement défendu aux femmes d'approcher du Kérémet, les hommes mêmes qui veulent y entrer sont obligés de faire des iblutions, se vêtir proprement, et surtout de tâcher l'y apporter toujours quelques oflraudes K
Les juifs, sous ce rapport, procèdent et ont toujours procédé de même façon, sinon avec plus de rigueur encore, et, volontiers, ils auraient répété avec la loi de Manou :
« Une femme est sous la garde de son père pendant son enfance, sous la garde de son mari pendant sa jeunesse, sous la garde de ses enfants pendant sa vieillesse; elle ne doit jamais se conduire à sa fantaisie ^ ».
La femme dans la société juive, de même d'ailleurs "luechez tous les peuples primitifs, était très dôpen-
1. Dictionnaire géographique et historique de VEmpire ie Russie, par N.-S. Vsévolojsky. Moscou, 1813, t. l'', art. Vcheremisses, p. 259.
2. Loi de Manon, livre IX, 4, trad. de Loiseur-Deslongïhamps.
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dante. On la considérait comme une propriété que l'on achetait à son père en l'épousant, et dont on était le maitre presque absolu.
Un vœu ou un serment d'elle ne comptait pas si le mari ne le ratiflait K
A cet égard, du reste, règne parmi eux l'unanimité la plus complète.
Le Talmud dénie tout droit d'égalité à la femme et l'oblige à cacher sous un voile épais, et même sous un bonnet, le plus bel ornement de sa tête, sa chevelure ; d'après sa loi, au surplus, elle est réputée n'avoir que desidées légères, ou, plus simplement, être trop légère d'idées et incapable d'aucune chose sérieuse.
Dans le traité Calla ou « de la Mariée », traité qui s'occupe de tout ce qui a rapport au devoir conjugal, il est écrit : « Les sages (les docteurs) disent : L'homme peut user de sa femme de telle façon qu'il lui plaît. Ce cas n'est nullement diffèrent de celui qui achète du boucher un mor-
1. Gustave Le Bon. — Les premières civilisations, in-8 Jésus, p. 652, cliez Marpon et Flammarion.
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ceau de viande ; selon qu'il lui plaît, il le mange ou rôti, ou bouilli, ou cuit sur la braise ».
Faut-il rappeler maintenant qu'un rabbin célèbre, Schamai, déclarait que l'on peut justement répudier sa femme quand elle a laissé brûler un légume ?
Toujours et partout, la femme est regardée et traitée en être inférieure, et ce mépris où la tiennent les Sémites revêt parfois les formes les plus inattendues, va même jusqu'à opérer des transpositions de textes dans des traductions, de manière à ainsi donner une priorité apparente à l'homme.
Chez les Accadiens, c'était la mère et non le père qui était à la tète de la famille.
Dans les textes bilingues nous trouvons toujours la femme mentionnée avant le màle dans l'original accadien, tandis que le traducteur sémite ne manque jamais de le placer dans l'ordre inverse K
Mais, ce n'est pas tout ; en Israël le mépris de