‹ L'agonie d'IsraëlChapitre 22 sur 50 · Nom donné autrefois à la synagogue · texte numérisé non relu

Nom donné autrefois à la synagogue

2. Un voyage dans les communautés israélites de VEst et du, Midi delà France. Archives israélites, t.IV,annéel843,p.686.

ville et même des villages voisins. Cette foule s'était d'abord formée sans trop de confusion ; mais les superstitions les plus grossières sont entretenues par certains rabbins au sein de ce peuple qu'ils disent la « nation choisie de l'Eternel », et le fanatisme ne devait pas tarder à produire ses fruits accoutumés, les vociférations haineuses, les désordres, les violences de tout genre.

Il parait qu'au moment même où le cortège funèbre quittait la demeure du défunt, un mot d'ordre singulier fut transmis de rang en rang ; il s'agissait d'empêcher qu'aucune femme se montrât sur le passage du corps. Bien qu'il ne se trouve ni dans l'Ecriture, ni dans le Talmud aucune prescription de ce genre, plusieurs sectes juives enseignent, dit-on, que la présence d'une femme devant le corps d'un rabbin mort suffît pour noircir l'àme de celui-ci.

Qu'une telle croyance existe ou non, le mot d'ordre n'en fut pas moins observé par les Israélites qui accompagnaient le corps du rabbin Sor. Toutes les femmes qui se montrèrent aux fenêtres ou aux portes, sur le passage du cortège, furent injuriées, maltraitées, et parfois même foulées aux pieds.

Cette foule grossière et fanatisée brutalisait d'ailleurs iniistinctement les juives et les chrétiennes. Les Israé-

lites qui précédaient le corps criaient: « Que les femmes se retirent ! » et celles qui n'obéissaient point ù l'instant étaient frappées sans merci.

Le cortège ayant dû s'arrêter quelques minutes devant l'hôpital israélite, ces violences prirent un caractère plus grave encore. Des dames s'étant réunies à la porte de la cour d'un prêtre roumain, pour voir défiler cette bizarre procession de la journée, l'on vit alors se produire une scène de violence indescriptible, dans laquelle des femmes furent tellement maltraitées que Tune d'elles courut risque de la vie ^

Par une pente toute naturelle et justement en raison même de ce mépris profond dans lequel ils tiennent leurs femmes, les juifs, tout comme le font encore de nombreuses populations sauvages, n'attachent guère d'importance à leur moralité. Ils ' en attachent si peu, même, que bien loin de combattre leur penchant possible à la débauche, ils l'exploitent, et, souvent ouvertement, trafiquent de la prostitution de leurs épouses et de leurs filles.

1. Emmanuel Crezzulesco. — Les Israélites en Roumanie, broch. in-8, Paris, 1879, p. 44 et 45.

Dans toutes les villes européennes où les juifs pullulent, cette sorte de traite de la chair à plaisir est absolument courante, et il n'est pas un voyageur à qui ne soit arrivé l'occasion d'en faire l'expérience.

En Portugal, ce sont surtout les jeunes juives qui sont louées par leurs parents à qui veut payer leur corps frais et souple; il en est de même en Hollande, à Amsterdam, notamment; en Hongrie, à Buda-Pesth ; dans les villes roumaines, en Algérie, en Tunisie, etc. Mais, c'est surtout en Russie que cet immonde négoce se pratique avec le plus de cynisme. Dans toutes les localités où les juifs forment une part importante de la population, nous disait encore récemment un de nos amis revenant de Piussie, à Vilna, à Kovno, à Louga, etc., etc., tout voyageur isolé débarquant dans une gare est bien vite abordé par des entremetteurs de religion juive, qui lui offrent avec instance des femmes et... des petites filles.

Au suri)lus, ces faits ont été relevés bien des fois par les narrateurs, et les récits de voyages

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en Russie fourmillent de ces anecdotes graveleuses qui éclairent d'un jour singulier les mœurs de ces actuels descendants d'Abraham.

Quoi de plus suggestif en la matière, et aussi de plus précis que les pages suivantes où un écrivain bien connu, M. Victor Tissot, raconte d'une manière fort liumouristique certaine aventure qui lui survint à Berditschew, alors qu'il parcourait la Russie :

Il était trois heures du matin. Hai'as:^ô de fatigue, j'avais hâte de me reposer; j'étais mon habit lorsque la porte de ma chambre, qui n'avait pas de serrure, s'ouvrit discrètement : un profil sémitique fortement accusé dessina sa silhouette sur la muraille, grossie en charge par la lumière de la chandelle de suif qui brûlait sur la table.

Un vieillard à barbe blanclie, portant une petite calotte noire sur sa tête découverte, s'avança, l'échiné courbée, avec une allure hypocrite et féline. Il était vôtud'une longue redingote usée et rapiécée, et chaussé de grosses bottes crottées, sonnantes de clous. Son nez aiguisé comme le bec d'un oiseau de proie se courbait sur ses lèvres pâles, plissées d'un sourire de comédie.

Il me regardait de ses petits yeux vifs et pétillants, en roulant dans ses mains une vieille casquette ronde à la visière cassée.

J'attendis qu'il parlât.

Il se mit d'abord à toussailler ; puis, après m' avoir souhaité la bienvenue à Berditschew :

— Votre honneur, me dit-il, je viens voir si vous n'avez besoin de rien... Schmoule, le père Schmoule, est avantageusement connu... Oh ! très avantageusement. Il a pour clientèle la noblesse, la magistrature et l'armée, les étrangers de distinction ne s'adressent qu'à lui...

11 débitait cela en souriant drôlernent. Il s'arrêta, attendant l'effet de son entrée en matières. Je me tus. En le voyant, j'avais deviné de suite l'objet de sa visite mais j'étais dans mon rôle d'observateur en jouant au voyageur novice.

— Votre Honneur n'a besoin de rien ? De rien 1 leprit-il en donnant à ces derniers mots une intonation singulière, un accent de sous-entendu polisson.

— J'ai besoin de sommeil, lui répondis-je enfin ; et tu ferais bien de me laisser tranquille.

— Ah! vous manquez une bien belle occasion!... Vous la regretterez pour sûr, Votre Honneur !Ce soir, il y a le choix : elles sont deux; deux merveilles, deux

créatures comme vous n'en avez jamais vu... jeunes comme l'amour, fraîches comme la rosée... Deux fleurs. Quedis-je ? Deux boutons...

— Et où as-tu cueilli ces fleurs rares ?

— A Berditscliew, Votre Honneur... On découvre encore quelques perles dans ce tas de boue, mais il laut avoir l'œil de Schmoule, du petit père Schmoule... qui est un chasseur exercé !... et toujours à la piste !...

— Oui, oui, elles sont connues, ces découverteslà... je parie que ce sont tout simplement desservantes de l'auberge.

— Votre Honneur ne me connaît pas... Vous ne connaissez pas Schmoule de Berditschew !... Je sais qu'il y en a qui font ça, les gàte-métiers, des hommes sans conscience, mais pas moi... Que dirait ma clientèle ?... Je vous assure que c'est une occasion, une occasion unique, car le père s'est mis dans l'embarras, il lui faut absolument de l'argent pour la police... Vous comprenez ?.. . Quand on est dans le gâchis ?... Je vous en prie, permettez-moi seulement de vous les faire voir, puisque vous doutez... Si elles ne sont pas plus belles que le jour, si elles ne sont pas plus agréables que le vin, vous me chasserez comme un imposteur, vous me battrez... Vous direz partout que Schmoule, le petit père Schmoule, de Berditschew,

ne mérite plus l'estime et la confiance des gens sérieux.

Sans attendre ma réponse, il se glissa hors de la chambre avec la souplesse d'un chat et revint au bout d'un instant, accompagné de deux jeunes filles dont la tête était enveloppée d'un châle de laine bleue qui faisait ressortir la fraîcheur de leur visage au teint de neige et le ferme et beau modelé de leur profil oriental.

Grandes, bien faites, leur taille souple et élancée se balançait sur des hanches opulentes-. Leurs yeux noirs d'une douceur de velours, avaient des regards chauds qui vous touchaient comme des caresses.

Dans un mouvement de pudeur feinte, elles hésitaient à s'avancer et se tenaient à lécart loin de la lumière.

J'étais embarrassé, presque ému en face de ces deux esclaves blanches que ce vieillard m'amenait là, comme à un vieux pacha.

— Celle-ci, me dit le juif en tirant une des jeunes filles par le bras et en la plaçant devant moi, n'a que seize ans; elle est d'un an plus jeune que l'autre... Ah ! voyez un peu comme c'est fait !...

Et, rejetant le chàle qui cachait sa figure, il décou-* vrit ses oreilles ornées de sequins, son cou entouré de

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colliers de corail et la jolie fossette rose qui indiquait la naissance d'une gorge déjà formée. La jeune fille rougit. Il lui donna une petite tape sur la joue, et ajouta en riant :

— Un peu farouche, mais elle s'apprivoisera...

Il prit ensuite la chandelle qui brûlait sur la table, la moucha avec les doigts, et s'approchant de la seconde jeune fille, qui n'avait pas bougé pendant tout ce temps, il me dit en l'inondant tout à coup de lumière et en retirant le peigne qui retenait les lourdes torsades de son chignon :

— Que Votre Honneur daigne maintenant regarder ces cheveux...

Ils tombèrent brusquement, tous ensemble, comme les flots d'une chute d'eau, déroulant leurs longues mèches noires aux annelures de serpent et aux reflets bleus ; elle en fut inondée tout entière, jusqu'aux talons, comme d'une vague frissonnante ; elle en fut couverte comme d'un manteau splendide.

— Eh bien !... Vous ai-je trompé. Votre Honneur ?

répétait le juif en levant et en abaissant la lumière,

pour bien me montrer la jeune fille... Je vous l'ai

dit, Schraoule ne trompe personne... Deux morceaux

de roi... et qui valent cher... Laquelle des deux K..

1. Victor Tissot. — La Russie et les Russes, indiscrétions de voyage. Paris, Dentu, in-i8, p. 54 et suivantes.

Au reste, les débauches génésiques ont toujours été caractéristiques de la race juive, cette race dont Tacite disait : « Frojectissima ad libidinem gens ' ».

En notre temps, ■ — le fait est connu de tout un chacun, — il est manifeste que le monde de la galanterie compte en des proportions très fortes des femmes Israélites :

Depuis un quart de siècle, les moralistes se demandent avec raison : d'où vient que dans toutes les grandes villes de l'Europe on remarque, parmi les femmes de mauvaise vie, un plus grand nombre de juives que de chrétiennes ? Cette question est malheureusement motivée, car, à Paris, à Londres, à Berlin, à Hambourg, à Vienne, à Varsovie et à Cracovie, dans ce qu'on est convenu d'appeler le demimonde, sur les places publiques et même dans les maisons de prostitution, on rencontre plus de juives que de chrétiennes, en tenant compte de la proportion qui existe entre les deux populations *.

Mais, ce n'est pas seulement pour notre époque

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