D' Gustave Lagneau. — Loc. cit., p
donc surtout par la faible mortalité, c'est-à-dire est dû, comme nous l'avons démontré tout à rtieure, à une cause d'augmentation précaire en elle-même, puisqu'elle ne dépend pas des qualités réelles de l'être, mais à peu près uniquement des circonstances extérieures de sa vie.
Il n'en est pas moins vrai, cependant, que les juifs, jusqu'ici, se sont toujours accrus, sauf quelques exceptions, dans des proportions telles qu'elles ont pu tromper sur la valeur même de la vitalité propre à leur race. .
Les juifs, qui diflèrent considérablement des protestants et surtout des catholiques, présentent généralement un accroissement beaucoup plus rapide, bien que leur natalité soit ordinairement moindre, excepté en Roumanie S Hongrie et Autriche. Mais chez eux cet accroissement tient à leur mortalité relativement faible, dans presque tous les pays, à tous les âges, principalement durant l'enfance *.
1. Il est bon do noter, à ce propos, que les Roumains, tout comme les juifs, d'ailleurs, appartiennent à une race notali'lement hypcrpolyandre et en voie marquée de disparition.