‹ L'agonie de Luiz de CamoensChapitre 12 sur 17 · XIV PROLOGUE · texte numérisé non relu

XIV PROLOGUE

naissante alors, une aisance et une tranquillité précieuses qui lui permirent d'achever en grande partie les Lusiades.

On montre encore à quelque distance de Macao, sur les bords de la mer, une grotte solitaire qu'on désigne sous le nom de Grotte de Patané, où, suivant la tradition, le poète se retirait souvent, et allait chercher l'inspiration.

C'est encore à Macao que Gamoens prit à son service cet esclave javanais nommé Antonio, qui partagea sa misère à Lisbonne et dont l'affection pour son maître fut si constante, si sincère et si touchante.

Le vice-roi Dom Constantino ne perdant pas de vue Camoens, auquel il avait déjà témoigné des dispositions bienveillantes, le rappela à Goa en I3G0.

Le poète , qui avait réalisé quelques bénéfices dans l'exercice de sa charge et probablement aussi dans quelque entreprise commerciale, s'embarqua avec sa petite fortune.

Le navire était à peine parvenu sur les côtes de la Cochinchine, à l'entrée du golfe de Siam, qu'une horrible tempête éclata, jeta le navire sur un écueil et le brisa.

Camoens, aidé de son fidèle javanais, parvint à gagner le rivage, ne sauvant de ce naufrage que les Lusiades.

Il resta quelque temps sur les bords du fleuve Mecom, où il avait trouvé chez des familles chinoises une généreuse hospitalité, et ce fut là qu'il écrivit ces

Page 1