PROLOGUE. XV
Redhondillas, que Lope de Yega qualifie de merveilleuses, et cette magnifique paraphrase du psaume : Svper jlumina Babylonis.
Camoens ne retourna à Goa qu'en \o(S\ et s'empressa de remercier le vice-roi en lui dédiant des stances, imitées d'Horace, dans lesquelles, célébrant la conquête récente de la ville de Damaô, il louait l'administration vigoureuse et paternelle à la fois de son protecteur.
Malheureusement cette protection ne fut pas de longue durée.
Dès le mois de septembre de cette année 4564, Dom Constantino de Bragança fut remplacé dans la vice-royauté des Indes par Dom Francisco Coutinho, comte do Redondo.
Les anciens ennemis de Camoens, comprenait qu'une main puissante n'était plus là pour le défendre, se réveillèrent et l'accusèrent de malversation dans l'exercice de sa charge à Macao.
Il fut jeté en prison ; mais la preuve éclatante de sa probité ne tarda pas à être faite et le poète triompha de cette indigne calomnie.
Alors, une des anciennes créatures de Francisco Barreto, Miguel Rodriguez, qu'on avait, à cause de son avarice et de sa dureté, surnommé fies se:cos (fils secs), imagina de se constituer le créancier du poète pour une dette ancienne et parvint à le faire retenir en prison.
Camoens dédaignant de prendre au sérieux cette